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Facebook or not Facebook ?

Facebook est devenu le champion des loupés sur la confidentialité des données de ses utilisateurs, et le fait d’être une boite côté en bourse attire rapidement les foudres des défenseurs des libertés qui voient parfois trop rapidement en ce réseau le suppôt du mal absolu qu’il faut éradiquer. Pourtant si l’on considère que Facebook n’est qu’un outil, il n’y a pas lieu de s’alarmer outre mesure, ni de lever une croisade à son encontre.

La liberté d’expression n’est pas risquée

Lors de récentes discussions sur Google+, d’aucuns s’émeuvent des risques liés à une présence en clair sur internet. C’est à dire lorsque l’on s’exprime ou agit en nom propre et non sous un pseudo bien rassurant. D’autres estiment que de toutes manières que l’anonymat est la seule méthode afin de se protéger des publicités ciblées qui viendraient nous assaillir.

Sauvegardons la neutralité d’internet

Actuellement, vous le savez sans doute déjà, le réseau des réseaux, Internet, est attaqué de toutes parts. Internet qui n’est qu’un transmetteur réticulaire des idées des hommes de ce monde, n’est pas compris par tous, ou bien trop, et d’aucuns tentent par tous les moyens plus ou moins légitimes, de l’encadrer. Or vous le savez également, si vous encadrez quoique ce soit qui est humain, vous limitez le champ des possibles.

Déclaration d’indépendance du cyberespace

En 1996, à Davos en Suisse, John Perry Barlow a écrit un texte qui pourrait être le fondement d’une culture des réseaux, une déclaration solennelle sur l’indépendance du cyberespace, terme générique qui regrouperait internet, le web, usenet et autres protocoles de réseaux.
L’écriture de ce texte faisait suite à une loi bien étrange votée au Sénat nord-américain, où il était dit qu’il fallait réglementer fortement ce domaine, afin de stimuler la concurrence et de favoriser le déploiement des technologies. Dans les faits, il semblerait que cela ait anéanti les entreprises les plus petites au profit des grosses entités qui de fait, acquièrent alors un monopole inquiétant sur les transmissions réticulaires.

Je dois dire que je n’ai pas pu me faire une idée claire de la chose, aussi je vous laisse la main afin que vous confrontiez les sources parlant de cette loi maintenant ancienne, et que vous vous fassiez votre propre opinion. Dans les faits, ce qui est sans doute certain, c’est qu’aujourd’hui, l’état américain a la main sur le web, puisqu’ils peuvent couper sans autre forme de procès un prestataire de services (l’épisode désormais célèbre de Megaupload). Ce sont aux USA enfin que se situent plus de la moitié des 13 serveurs centraux, racines d’internet (donnée à vérifier).
Bref, ce qui nous intéresse aujourd’hui est cette fameuse déclaration. Si elle semble être d’une ferveur trop impliquée afin d’en faire un texte fondateur, elle n’en reste pas moins vibrante, et constitue sans aucun doute une formidable plateforme d’idées qui ne demandent qu’à mûrir.

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L’ épisode Megaupload et Anonymous

Pour ceux qui comme moi devaient veiller une nuit du 19 janvier 2011, vous auriez pu assister à l’évolution à peine croyable de l’arrêt du service du site de téléchargement en direct Megaupload grâce à une opération d’ampleur internationale du FBI. Vous auriez pu également suivre avec moult palpitations les agissements en représailles des Anonymous qui, à coup de déni de service (DDOS), arrêtaient les serveurs de quelques sites institutionnels gouvernementaux américains, ou ceux des majors de l’industrie phonographique.
Une sorte de passe d’armes (à coups de clics de souris, avec un doigt, assis confortablement dans un fauteuil et au chaud) virtuelle, surprenante de retombées sur Twitter où d’aucuns s’enthousiasmaient de tant de liberté durement conquise.

Afin de replacer cet épisode dans un juste contexte, il convient de se souvenir que Megaupload a considérablement enrichi ses propriétaires, tandis qu’ils utilisaient le travail des autres sans les rémunérer. Vous pouvez être d’accord ou non avec la politique de gestion des ayants droits, il n’empêche que vendre avec beaucoup de profits la possibilité de télécharger ce qui ne vous appartient pas, est moralement discutable. Surtout si vous ne reversez rien aux auteurs.
Cette société avait donc quelque chose de pourri. Ceci est confirmé par  le dossier accablant du procureur aux États-Unis en charge de l’affaire.
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