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La lutte des automates

Il était une fois un monde rond qui tournait étrangement et dans lequel les êtres, qui se disaient vivants, et qui l’étaient en fait sans le savoir, furent des automates.
Et ces automates qui ne voyaient pas leur fin, car il méconnaissaient leur finitude, furent éclairés par les conséquences inattendues des jours de grève.

la ville en cage

La grève. Cette chose étrange venue d’ailleurs – car ce n’est pas moi qui fait grève, mais l’autre empêcheur de tourner en rond, celui qui profite honteusement d’un système tellement favorable qu’il se sent contraint de ne pas travailler alors qu’il gagne tant. La grève, expression populaire qui n’apparut qu’après tant de souffrances et de morts, était pourtant mal appréciée par ces automates qui pensaient tourner justement. La quadrature du cercle, plus je travaille moins j’ai besoin de faire grève. Logique soufflée un matin d’élection. Et la pointe de ce triangle existentiel, je vis donc je vends, et pour me consoler j’achète, imposait sa loi, celle de l’automatisme du quotidien.

Prendre le train, le métro, la voiture pour aller vivre, donc vendre, afin in fine de pouvoir acheter, fut mis à mal un jour par des automates en panne qui jugeaient que décidément non, l’automatisme pouvait avoir ses limites. Lire la suite