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La licence globale pour internet ?

2012 sera l’année des élections présidentielles en France. Cela fera l’objet vraisemblablement d’une campagne acharnée. Le contexte de crise, la présidence actuelle particulièrement impopulaire, le souffle nouveau et maladroit donné par l’actuel président, le sentiment permanent d’iniquité dans le traitement des citoyens, le rôle catastrophique des banques dans le long et irrémédiable processus de décrédibilisation de la gestion politique de notre société, tout ceci aura néanmoins et heureusement, des répercussions sur la motivation et l’imagination des candidats.
La campagne a déjà commencée, et le secteur d’internet est l’objet de toutes les convoitises. À ce sujet, la candidate aux primaires socialistes et candidate proclamée aux présidentielles fait une proposition marquante : l’adoption d’une licence globale sur internet à 1 ou 2 euros. Une taxe obligatoire afin dit-elle, de couvrir les téléchargements dits illégaux.

Est-ce une bonne chose cette licence globale ?

La lutte contre le téléchargement dit illégal n’aboutira à terme qu’à une seule chose : le contrôle des transmissions électroniques, la fin de la neutralité du Net. En effet, d’un système ouvert de partage, internet, on a voulu en faire un grand truc marchand. C’est absolument ignoble, mais parfois bien pratique, puisque moi-même j’achète beaucoup via le web, et ce qu’il se passe aujourd’hui est la conséquence de cette logique marchande.

C’est comme ça, c’est humain – personne ne prétend que l’homo-sapiens-sapiens est franchement un être éclairé.

L’idée d’une licence globale n’est pas mauvaise en soi. Si cela pouvait éviter de faire sombrer le Net dans la logique de censure, contrôle et marchande, ce serait une belle victoire. Mais elle me semble inique. Tout le monde ne consomme de la même manière ni dans les même proportions, et je reste toujours favorable à la logique du consommateur-payeur. On nous taxe suffisamment les supports électroniques pour nourrir les salaires confortables des agents de la SACEM, cela de manière indue et injuste. Enfin, la somme avancée par Mme Aubry semble purement politique. Je ne suis pas certain qu’elle soit issue d’une étude approfondie qui éviterait des dégâts collatéraux. Lire la suite

10 bonnes raisons de dire NON à la loi Hadopi

Les citoyens libres contre Big Brother ou du décryptage d’une supercherie.

Actuellement les députés débattent sur un projet de loi que certains qualifient de dangereux car il autorise une justice aveugle et privée qui laisserait le citoyen à la portée de l’arbitraire. Voici donc le texte officieux, qui rassemble les acteurs opposés à cette mesure gouvernementale.

La loi Hadopi, rebaptisée « Loi Création et Internet », prévoit de mettre en place une Haute Autorité chargée d’avertir d’abord et de sanctionner ensuite les internautes qui ne respecteraient pas les droits d’auteur sur Internet. Selon un sondage réalisé récemment par l’industrie, 74 % des Français seraient favorables à ce système de riposte graduée plutôt qu’à la loi actuelle. Numerama liste 10 raisons non exhaustives pour lesquelles il est impératif de rejeter la loi Hadopi.

1. Elle ne vise pas les pirates !

La loi ne sanctionne pas le fait de télécharger ou de mettre à disposition sans autorisation des oeuvres protégées par le droit d’auteur. Elle crée en fait un nouveau délit, le « fait, pour la personne titulaire d’un accès à des services de communication au public en ligne (un accès à Internet, ndlr), de ne pas veiller, de manière répétée, à ce que cet accès ne fasse pas l’objet d’une utilisation à des fins de reproduction, de représentation, de mise à disposition ou de communication au public d’oeuvres ou d’objets protégés par un droit d’auteur ou par un droit voisin sans l’autorisation des titulaires de droits lorsqu’elle est requise ». Or pour vérifier que l’abonné n’a pas « veillé » à ce que son accès ne soit pas utilisé pour pirater, la Haute Autorité ne pourra s’en remettre qu’à une seule présomption : le fait que l’accès a été en fait utilisé pour pirater. Peu importe que ça soit par l’abonné lui-même ou par ses enfants, son ex-compagne ou un voisin de passage. La loi crée donc une responsabilité du fait d’autrui qui serait une première dans le système juridique français. L’article 1384 du code civil prévoit bien la responsabilité du fait d’autrui, mais uniquement dans des cas où le tiers coupable est jugé incapable (les mineurs par exemple), ou est placé dans une situation de subordination par rapport à son responsable.

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[dossier] La guerre du P2P

Les Actions contre le P2P, en France

Article de presencepc :

Vingt internautes français s’adonnant au téléchargement illicite se sont vu déposer une plainte à leur encontre par la Société Civile des Producteurs Phonographiques (SCPP). « Nous espérons qu’elles aboutiront à des peines d’intérêt général dissuasives et à des sanctions financières dissuasives, explique Marc Guez, directeur général de la SCPP, c’est la fin de l’impunité ». Rappelons que d’après la loi, les personnes qui se livrent au téléchargement illicite de fichiers musicaux encourent trois années d’emprisonnement et 300.000 euros d’amende.

La SCPP précise que cette vague de plaintes – une première en France, selon lui – concernant « les plus gros pratiquants » de téléchargement illicite est le premier volet d’une action d’ampleur. En septembre, a-t-il ajouté, « des actions seront prises auprès des fournisseurs d’accès à internet (FAI) à qui nous demanderons de fermer les comptes de leurs clients se livrant au téléchargement illégal ». Cette idée est cependant déjà réfutée en bloc par les FAI qui se considèrent comme de simples fournisseurs de « tuyaux ».

Les industriels du disque sont donc convaincus que le P2P est la seule et unique raison qui explique la baisse de leurs ventes. Pourtant, de nombreuses voix (universitaires, distributeurs comme la Fnac, artistes, certains producteurs) disent le contraire et estiment qu’on ne peut pas tout mettre sur son dos. Et de nombreux sites indépendants ont tenté de le démontrer par des chiffres (un exemple ici, un autre ici, enfin un troisième ici).

Ainsi, même la Sacem juge qu’il vaudrait mieux envisager d’autres solutions que de trainer les internautes (qui sont aussi acheteurs de disques) devant les tribunaux. Lire la suite

Utiliser Bit Torrent

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Article rafraîchi le 8 mars 2014

Ce tuto est composé de deux parties : la première traitant du logiciel ABC torrent, et la seconde traitant du logiciel µtorrent. Je vous recommande de lire directement la seconde partie si vous débutez avec les torrents.
Bit Torrent est sans doute désormais le protocole d’échange de fichiers, légaux, le plus fiable au monde. Il est utilisé nativement par le navigateur Opéra pour les téléchargements, et proposé dans bon nombre de sites comme système alternatif au classique ftp. Particulièrement efficace pour minimiser les charges serveurs, il est redoutable d’efficacité lorsqu’il est bien diffusé.

Dans ce petit tutoriel, quelques astuces (ou réglages) vous sont proposées afin de profiter pleinement de cet outil plein d’avenir.
Ce tutoriel a été initialement rédigé en 2005, je l’ai remis à jour tout récemment. N’ hésitez pas à utiliser les commentaires pour toute question pratique à son sujet, ou pour partager vos expériences concernant ce protocole. Il convient enfin de se reporter aux exigences de la loi HADOPI.

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Ah c’est ça le Net ?

Vers la fin des sangsues de la toile ?

La guerre contre le téléchargement à outrance, via p2p, est une réalité. Elle sonne le glas des profiteurs irréfléchis en tout genre.

Messieurs, mesdames, vous allez enfin découvrir à quoi peut servir réellement le Net. Vous allez comprendre que la vache à lait ne donne pas comme on le voudrait. Un pc et un réseau ne se résument en effet plus à un clic de souris et j’ai plein de trucs gratuits, qui coûtent normalement chers, pour mon plaisir. Mais peu importe finalement. Grâce à ses radars de l’autoroute de l’information, les internautes inexistants, vont lever le doigt de la souris, et libérer de la ressource. Peut-être trouvera t-on alors à télécharger des créations, authentiquement libres, que leurs auteurs auront plaisir à partager.

Ainsi, cette guerre contre ceux qui adorent les buffets campagnards gratuits, ceux pour lesquels on mange sans faim, puisque c’est gratuit, va révéler peut-être toute l’étendue des possibilités qu’offre internet. Ah c’est sûr, ils n’auront pas le temps. C’est beaucoup plus rapide de laisser les autres mettre un contenu sur le Net, et de se servir d’un clic de souris. Et ce Net là n’a rien d’indispensable. Flûte alors, ils vont devoir regarder moins de film, écouter moins de musique, ou alors augmenter le budget correspondant.

Pourtant le mal est profond,car ce comportement parasitaire est à tous les niveaux. Paradoxe s’il en est, car tout internaute ne peut créer pour autrui, au risque de présenter le Net non plus comme une plateforme d’échange, mais une simple vitrine égocentrique. Heureusement qu’ils sont là nos chers parasites finalement. Mais c’est tellement agaçant parfois, surtout lorsqu’ils sont exigeants. Ces parasites blessent. Tout leur est dû sans doute ? C’est tellement pratique, en virtuel on ne perçoit plus les mêmes choses. Tiens et si je coupais l’alimentation de mes pc ?