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La symbolique d’une nation

L’usage du symbole a son importance. En effet, un symbole rassemble la mémoire de ce qu’il représente, et permet ainsi de définir l’objet sur lequel il est posé ou le lieu dans lequel il est conservé. Le symbole peut le faire en peu de temps et dans un espace très réduit. C’est ainsi un indice référentiel qui permet à ce qu’il représente de s’affranchir du temps et de l’espace. Le symbole est donc la présence en une figure perceptible d’un monde non perceptible.

Un logo est une forme symbolique de représentation d’une l’entreprise ou d’une communauté ou un groupe. Il doit ainsi pouvoir concentrer l’essence de ces collectivités, tout en s’inscrivant dans un contexte qui lui convient. C’est pourquoi la durée de vie d’un logo est par construction limitée dans le temps, au contraire d’un symbole. Concevoir un logo est un exercice délicat et c’est certainement l’affaire de professionnels, mais c’est toujours à la portée de talents impliqués dans le monde qui les entoure. Lire la suite

Émeutes, révolutions et réseaux sociaux

Depuis la révolution Tunisienne jusqu’aux émeutes de Londres, les médias créditent la plupart du temps l’origine de l’organisation à l’usage des réseaux sociaux sur internet en général et Smartphones en particulier. L’homme d’aujourd’hui pourrait ainsi agir grâce à la communication aisée rendue possible par ces applications et ces technologies.

Pourtant rien ou presque ne permet de démontrer ces affirmations. Certes dans tout problème humain, il faut un responsable. A défaut de pouvoir donner un sens à une action subversive, salutaire ou non ce n’est pas mon propos ici, les analystes nous imposent un coupable tout désigné : internet. Ainsi lors du carnage de Norvège l’été 2011, faute de comprendre un acte aussi absurde, les médias avaient pointés du doigt un réseau internet qui aurait influencé le criminel.

Néanmoins, nous devons bien admettre que ces médias font correctement les choses, puisque chaque système a son heure de gloire. Facebook pour les révolutions arabes, Twitter pour l’ébauche d’une rébellion iranienne, BlackBerry Messenger pour les émeutes de Londres. On est presque surpris qu’ICQ ou IRC n’aient pas eu droit aux mêmes vertus à l’époque. Mais en ce temps-là, internet n’apparaissait pas encore comme un concurrent direct des médias écrits ou télévisuels.
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2012 sans DSK : perspectives

Si rien n’est encore fait pour la justice américaine concernant le président du FMI, nous pouvons déjà prévoir un changement de stratégie pour la majorité présidentielle en vue de l’élection majeure de 2012 en France. Si le président actuel et DSK se connaissaient bien et s’appréciaient, c’est qu’ils se ressemblaient. La couleur politique est différente, mais le profil est identique. Et quelque soit l’issue de cette triste affaire, rien ne va plus se dérouler comme prévu.

Ainsi, pour les sarkozystes, DSK était considéré comme un adversaire moins dangereux que François Hollande. Et cela avant l’affaire de la Porshe, et avant cet incroyable dénouement new-yorkais, dénouement qui semble tellement incroyable vu de loin, que l’on ne peut s’empêcher de penser à une peau de banane. Toutefois, ne comptez pas sur moi pour parler de complot. DSK ce n’est pas WTC (World Trade Center), JFK, Carlyle, Roswell, Apollo, Bilderberg ou je ne sais quel fantasme, non, DSK est un homme certes à la tête du FMI, et paraît-il candidat à l’élection présidentielle de 2012, bien qu’il ne l’ait jamais annoncé.
C’est pourquoi, si peau de banane il y a, ce n’est pas la bande du président Sarkozy qui aurait pu faire cela. D’une part ainsi que je vous le disais, DSK c’est du connu, et mieux vaut avoir comme adversaire quelqu’un que l’on connait, et d’autre part cet incident arriverait trop tôt dans la campagne. La même histoire quelques mois avant l’échéance électorale, et le sort était scellé, surtout s’il fût comme certains l’espéraient et l’annonçaient, candidat unique du PS.
Et finalement n’était-ce pas un peu gros comme ficelle ? Et on ne peut pas exclure un agissement précipité, bien qu’efficace de la police new-yorkaise. Maintenant, là où DSK pouvait gêner c’est davantage au FMI ou au niveau international. Pourtant, ce n’est pas parce que l’affaire nous dépasse qu’il faut y voir immédiatement un quelconque complot. Parfois les choses les plus simples prévalent.

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Pourquoi WikiLeaks n’aide pas la démocratie

L’idée de révéler au grand jour des affaires discrètes qui intéressent tout citoyen du monde, est séduisante. Nous pourrions penser qu’éviter de laisser à une poignée d’hommes l’opportunité de comploter ou de décider à l’insu de tous, est un facteur favorable de démocratie. Wikileaks révèle ainsi au grand jour toutes les coulisses (on aime à le croire en tous cas) du système diplomatique mondial. Pourtant loin d’être un gain pour les démocraties, cette méthode pourrait être le lit de futures dictatures.

C’est humain. Si vous décidez de pointer les erreurs d’une personne ou d’un groupe de personnes alors qu’ils œuvraient ouvertement, ils auront tendance après cela à agir plus discrètement. Si les informations et les actes diplomatiques classés confidentiels sont révélés au public, la prochaine fois ils seront classés secret défense. A ce sujet, vous avez remarqué que les informations  les plus sensibles n’apparaissent pas dans le catalogue des révélations. Ainsi, les états continueront d’agir, mais soit ils le feront plus discrètement, soit ils le feront de manière plus autoritaire. Puisque le processus diplomatique mondial ne va pas s’arrêter d’un seul coup, ni connaître de bouleversement majeur dans son fonctionnement (c’est le propre de la diplomatie, la continuité et l’inertie), il faudra bien agir différemment. Ce sera donc sans trace détectable, ou en tous cas exploitable. D’un système clair et relativement confidentiel et maîtrisé, le risque est alors de rencontrer un système opaque et totalement secret, pour lequel un groupe d’hommes réservé agira sans contrôle des assemblées représentatives, puisqu’on supprimera toute trace, et donc sans contrôle des citoyens. Si vous éloignez les citoyens du contrôle du fonctionnement de l’état, vous entrez de fait, en dictature. Lire la suite

Facebook c’est le mal

Avez-vous remarqué comme un sujet à la mode actuellement est Facebook (FB)? On profite de l’occasion d’un changement minime dans ses fonctionnalités, ou la sortie d’un film sur son fondateur, pour attaquer autant qu’on peut  ce réseau social. En résumé,  vous avez d’un côté ceux qui prétendent que FB ne sert à rien, et de l’autre ceux qui pensent que c’est un système pervers face auquel Big Brother serait une opérette de maternelle.
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