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La démocratie directe, une bonne idée ?

C’est une idée déjà appliquée par moment, très tentante, mais qui pose un certain nombre de problèmes. Ce billet est une capture d’une discussion, animée, à propos des solutions démocratiques qui pourraient exister en France, réponses peut-être au mal être ambiant actuel. Du moins pour une fraction de citoyens. 

Afin d’appliquer une forme de démocratie directe, nous pourrions choisir le tirage au sort parmi les citoyens. C’est une option qui a été choisie dans des groupes organisés, tels des entreprises, privées ou publiques. Mais l’expérience montre que cela ne fonctionne pas, car en terme de représentativité, il y a des prérequis. Il y a également la notion de disponibilité. Lire la suite

11 raisons de ne pas adopter le vote électronique

700000 citoyens Français seront concernés lors de prochaines législatives de juin 2012 par le vote électronique. Ce sont les Français de l’étranger. Le gouvernement veut en effet déployer une procédure de vote électronique, sans doute pour optimiser le processus. Pourtant des voix s’élèvent contre cette dématérialisation. Pour ma part j’imagine que la règle principale et inaltérable du vote démocratique est la transparence.
Voici une liste de dix raisons objectives et une terrifiante qui font que le vote électronique est une mauvaise idée

Primaires

Un des rares moments où le citoyen use de sa démocratie c’est lorsqu’il s’exprime par le vote.
Les primaires ont ceci de moderne, et en avance sur les partis qui ne le font pas encore en France, qu’ils permettent aux citoyens, dès le début d’une campagne, de sélectionner leur futur président de la république.
Être responsable, ce n’est pas que s’indigner. Le vrai responsable est celui qui courageusement, admet que la politique est au départ de toute chose. Vos revenus, l’orientation de vos enfants, le sort de vos parents, le confort de votre famille, leurs choix et leurs espoirs, votre présent et votre avenir. La politique fonde chaque élément qui organise la société.
Ainsi, parler politique c’est vouloir contribuer, même modestement, aux progrès, afin d’offrir à vos enfants ce que vos parents ont commencé à construire.
Voter, c’est le premier acte d’un bâtisseur.

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Pour suivre les primaires socialistes.

La démocratie se fait dans l’action

Les dernières élections cantonales ont permis à ceux qui n’avaient pas les idées claires de s’exprimer sur ceux qui ne s’exprimaient pas. Comprenez que des experts ont réussit le tour de force d’interpréter l’inaction, le rien, autrement dit les abstentionnistes, et d’en tirer de grandes conclusions sur l’état du vivier des électeurs, en France. Pour ma part je me réserverais bien de donner trop d’importance, de donner consistance, à quelque chose qui n’existe pas.

Ne rien faire ou ne pas faire ce n’est pas agir. Voter est la source même d’un processus démocratique. Ne pas voter ne signifie rien d’autre que l’acte en lui même, c’est à dire ne rien faire. En ce sens, vous savez qu’un vote est un suffrage exprimé, ainsi l’abstention n’exprime qu’une inaction, qu’un vote inexistant et de fait non exprimé.
On ne peut donc pas émettre l’idée que le rien prend le pas sur l’action.
Je suis étonné d’entendre des experts auto-proclamés ou dénichés par les journaux à sensations (c’est à dire tous finalement1, puisque le business impose cette échelle de valeur) trouver analyse sur un fondement inexistant. Dire que celui qui ne vote pas exprime quelque chose est une arnaque. Dire que celui qui est révolté, s’exprime de la même manière que celui qui est alité pour maladie et qui ne peut donc se déplacer, est ridicule.

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  1. Du moins en format papier et via le petit écran, sur le web en effet vous trouvez encore des lieux crédibles d’informations comme France24 ou Euronews par exemple.

L’insoutenable légèreté de l’électeur

Une vague dont l’origine remonte à quelques mois maintenant, devient une déferlante en France : celle de l’exaspération d’un système politique menée par M. Sarkozy. Nous pouvons lire partout, hormis dans le Figaro, mais ce journal perd toute crédibilité dans la clairvoyance sociale, le burn-out des classes sociales modestes ou moyennes, que ce soit dans l’exécution de leur travail quotidien ou dans la perception immédiate qu’ils ont de leur pays.

Leur ressenti, s’il est bien évidemment légitime, n’en est pas moins à tempérer. En effet, en France, l’élection présidentielle se déroule au suffrage universel direct à la majorité absolue. Ainsi, plus de la moitié des français ont voté pour le président actuel. Nous devons être persuadé qu’un vote est un acte responsable. Lorsque je vote pour un candidat, je rends légitime de fait, son programme, et son action future.
C’est pourquoi, ceux qui ont voté pour le président actuel, sont co-responsables de son action présente. Ce n’est sans doute pas quelque chose d’agréable à entendre pour ceux qui ne souhaiteraient pas assumer ce choix – ce qui n’est pas le cas de tous les électeurs bien évidemment, puisqu’on estime qu’un noyau de 20% des français soutient totalement l’action présidentielle. Le vote de 2007 est un acte qu’il faut assumer jusqu’en 2012, et accepter d’être considéré par ceux qui étaient farouchement opposés à ce programme, d’être désormais taxés d’irresponsables. Lire la suite