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Une société d’automates

Cette période de fêtes est idéale pour se rendre compte de la volonté bien trop répandue d’ouvrir les magasins le dimanche. Je suis absolument contre, et pour plusieurs raisons.

automates

D‘une part les arguments favorables sont fallacieux. On entend facilement que c’est pratique car on pense à ceux qui travaillent. Mais qui? Ceux qui achètent? Car ceux qui vendent, eux, à votre avis, ils ne travaillent pas? Ceux qui travaillent, le font-ils au point de ne plus avoir une seule seconde à eux, en dehors des dimanches ou des soirs après 20 heures? Mais dans ce cas, à quoi bon acheter, l’achat servirait-il alors à mesurer le temps qui passe? Ceux enfin qui passent leurs soirées ou leurs dimanches à acheter, que font-ils de leur famille, où placent-ils les priorités? Et ceux qui vendent n’ont-ils qu’à faire de même, vendre plutôt que d’être près de leurs proches?

D’autre part, le système bicéphale, j’achète ce que tu me vends, ne ressemble à rien d’autre qu’à une société d’automates spécifiquement orientés vers le commerce, pour le commerce, et pour le plus grand profit d’une très petite minorité. Car ne nous y trompons pas, notre monde s’achètera jusqu’à une certaine limite. Et transformer nos villes en gigantesques galeries marchandes infatigables sous leurs néons multicolores, cela ne nous ressemble pas, même avec de l’imagination. Lire la suite