Clicky

Naviguer / Recherche

La marche contre la terreur

Aujourd’hui dimanche 11 janvier 2015, une marche en principe silencieuse, avec tous les citoyens qui le souhaitent, se déroulera à Paris en France. Comme tout citoyen de ce monde, des chefs d’état seront là. Qui ? En s’en moque. Car ce n’est pas le sujet. D’aucuns pourtant en profite pour le relever, en mimant la connaissance, et se focaliser sur l’échec annoncé d’un tel rassemblement, car vous comprenez, je ne me mélange pas à ces gens là.

Ils profitent même de l’occasion pour s’exprimer. Pour l’écrire dans un blog (non je ne mettrais pas de lien), pour l’exprimer sur Twitter, ou ailleurs sur les réseaux sociaux.

Je les remercie, sincèrement, pour le courage de l’expression. Et je constate alors que l’union sacrée, après une émotion exactement identique partagée par tous les hommes, n’aura durée que l’espace d’un souffle. Leurs billets ou leurs tweets m’ont donné envie d’aller finalement à cette manifestation. Pourquoi ? Parce que ces propos, ne sont que la démonstration de la vanité. La vanité de ces hommes qui ne supportent pas l’ombre d’un instant, d’être dans une masse, sans même se rendre compte que la masse alors formée, ne l’est que par se qui fait que nous sommes tous les humains, simplement, animés par le même sentiment d’effroi face à la barbarie. Lire la suite

Les cyclistes de Paris

Les cyclistes sont-ils un problème ?

Ils sont un problème, puisque toute la journée, dans les magazines branchés, sur les chaînes de télé nous entendons  que leur vélo est formidable. Par transfert, celui qui est sur le vélo s’en persuade, ce qui est formidable, ce n’est plus le vélo, mais lui sur son vélo. Le cycliste  devient un conquérant sur les trottoirs qui  devraient leur appartenir désormais. Le piéton devient un obstacle qui avance moins vite. Le vélo roule, sans arrêt, à contre-sens puisque c’est autorisé, en ne respectant pas les feux rouges puisqu’il est fantastique, bien que ce soit une infraction. Lire la suite

Râler est-il le propre de nous ?

Avez-vous remarqué qu’autour de vous, ou vous-même peut-être, les gens ne sont jamais contents ? Voici une parabole qui illustre bien ce processus, complexe sans doute, de la critique des autres – ou de la sienne.

ll était une fois un vieux et son petit-fils qui voulaient acheter un âne. Ils se mirent en route vers le marché du village voisin qui était à quelques lieues de leur village. Arrivés au marché et après avoir fait le tour de tous les marchands d’animaux, ils finirent par trouver finalement un âne qui leur convenait. Le grand-père et le petit-fils, tout heureux de leur emplette et après avoir été félicités par les villageois, se mirent en route avec l’âne.

Les trois marchaient à la queue leu leu, lorsqu’un passant leur fit la remarque suivante:
– « Qu’ils sont bêtes ces gens, ils s’achètent un âne, et au lieu de l’user ils le suivent. »

Le grand-père entendant ces paroles, se gratta la tête et murmura:
– « En fait, il a raison ce bonhomme ! »

Lire la suite

Du retour de l’oubli et de l’anonymat pour les artistes

J’ai reçu ce matin, au réveil, un mail provenant d’un artiste, Don Davis. Ce nom ne vous dira sans doute rien, mais cet homme réalise, non sans talent, des dessins de paysages stellaires. Il était un temps où j’appréciais ce thème, et j’avais donc naturellement créé un album dédié sur mon ordinateur, puis sur le cloud.

Or j’avais mal paramétré la confidentialité de l’album. Il était public. Voilà donc que ce matin, cet artiste me précise que ses œuvres présentent dans mon album sont publiées sans son consentement. Soit. Je décide dans la minute de supprimer simplement cet album.

Je ne peux m’empêcher de pester contre cette habitude moderne des ayants droits, qui consiste initialement à publier tout azimut afin de se faire connaître, puis lors de l’utilisation non lucrative de ces publications par les internautes, à faire valoir une exclusivité crétine, en contradiction avec la diffusion sur internet.

Lire la suite

Les théories dénatalistes

Je dois avouer mon ignorance. Je ne pensais pas qu’un tel mouvement, celui des Childfree existait. Je connaissais certes ceux qui étaient fiers d’avoir fait le choix inverse de celui que nous impose, naturellement, notre société, celui de fonder famille. Comment les blâmer, c’est le choix de la liberté. Mais celui de revendiquer la dénatalisation comme remède à nos maux me laisse songeur et contredit ma logique.

Mon identité numérique

La génération internet, ceux qui s’équipaient dans les années 80 des premiers micro-ordinateurs et qui furent les premiers à connecter leurs machines au début des années 90 (alors que Google n’existait pas encore), ne connaissent pas les problèmes de gestion de leur identité numérique comme peuvent être confrontés nos adolescents d’aujourd’hui. Il y a eu certes quelques loupés, mais globalement, pour nous (excusez-moi) la notion du moi numérique ne pose a priori pas de problème, dans les conditions classiques d’utilisation d’internet.

Ainsi, aujourd’hui certains éprouvent quelque difficultés à gérer cela, et une réponse qui est parfois apportée, en tous cas que je peux observer autour de moi, est de refuser purement et simplement toute publication online de photos de soi, d’avoir un compte Facebook, et même de s’exprimer en son nom propre où que ce soit sur la toile. Que l’on réserve ses opinions pour chez soi est compréhensible. Que l’on décide au contraire de les diffuser aux yeux curieux du monde est à mon sens une part active des progrès de notre société. Toute pierre à l’édifice est en ce sens essentielle.

Pour l’image, c’est un peu plus complexe. Après tout on peut ne pas apprécier sa propre image. Il est souvent plus sage de retirer ces trente-six miroirs chez soi, car le matin, se confronter à son reflet peut insupporter. La philosophie zen ne nierait sans doute pas cette évidence. Toutefois, la limite de cette logique, est que certaines images n’appartiennent à personne. Par exemple, un sourire d’enfant est universel. Vous pouvez vous enorgueillir du sourire de votre enfant, à juste raison, pour autant, toute personne saine d’esprit éprouvera les mêmes sentiments que vous à la vue de ce visage juvénile éclatant.
A contrario, on imagine assez mal des parents prendre en photo des moments de tristesse ou de souffrance de leurs enfants. Si c’était le cas nous serions tous scandalisés, et il serait probable qu’il faille s’inquiéter pour ces familles. Lire la suite

La problématique des déchets spatiaux

Si aujourd’hui les problèmes des hommes se recentrent sur Terre, demain, nous retournerons dans l’espace. Il est vrai que tant que nous ne serons pas parfaitement bien intégrés dans notre propre milieu de vie, notre belle planète bleue comme une orange, nous n’irons pas explorer l’infini. Néanmoins, quelques étapes ont déjà été franchies, et la trace de l’homme est déjà perceptible dans le proche espace, hélas.

Cette trace sera pour les générations futures, nos déchets spatiaux. En effet, au jour d’aujourd’hui notre présence dans l’espace est déjà fortement marquée par la somme considérable des débris que nous avons pu laisser flotter derrière nous, à peu près 135 millions d’objets de moins d’un centimètre. Le problème, car c’en est un, est qu’un débris aussi insignifiant soit-il sur Terre, devient dans l’espace un missile destructeur en puissance. Comprenez que puisque la gravitation n’agit plus là-haut, tout objet qui se sépare d’un vaisseau ou d’un homme flottant dans l’espace, poursuit sa trajectoire à une vitesse constante particulière élevée (28000 km/h !). A cette vitesse — qui dépend de l’altitude orbitale, plus l’objet sera prés de la Terre, plus vite il ira — et compte tenu des lois universelles de la physique, n’importe quel corps pourvu d’ une masse, devient un missile. Puisque l’énergie mécanique, celle qui déterminera en partie la force d’un impact, est proportionnelle au carré de la vitesse, un simple boulon, ou un gant de spationaute, traînant dans l’espace, est potentiellement  un objet de destruction.­­

Lire la suite