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Intelligence, ségrégation et collaboration

Lorsque vous travaillez ou simplement vivez au quotidien avec des animaux, vous avez tendance à l’anthropomorphisme. Et c’est bien naturel. Plus vous côtoyez un être vivant, homme ou animal, plus vous le connaissez, et plus vous décryptez ses attitudes et son langage gestuel. Ainsi nous prêtons volontiers à nos compagnons quelque intelligence marquée. S’intéresser un instant sur cette notion d’intelligence animale pourrait être intéressant afin d’appréhender la richesse des différences, et pourquoi pas de mettre en exergue un aspect essentiel du progrès dans la société humaine.

Un carnivore, que ce soit un chien ou un chat, nous semble évidemment intelligent et malin. Pourtant cela s’exprime bien différemment chez ces deux mamifères. Pour certains, le chien sera dépendant de l’homme même s’il sait faire beaucoup de choses, tandis que le chat grâce à son caractère marqué sera plus indépendant. Il sera moins doué pour l’apprentissage, sera peut-être plus fantaisiste, mais parce qu’il est indépendant et fait ce qu’il veut, il suscite notre admiration (nous nous pouvons pas espérer une pareille liberté, nous envions ce félin), et provoque chez nous une impression d’intelligence. Pour d’autres il ne fait aucun doute que le félin est idiot et ne comprend rien, tandis que leur chien sait quant à lui beaucoup de choses, a beaucoup d’instincts et surprend quotidiennement son maître par ses initiatives. C’est un animal intelligent!
Nous constatons qu’avec ces deux exemples, l’intelligence se définit différemment selon nos propres rêves ou nos attentes. C’est pourquoi les deux animaux ne seront pas appréciés sur des critères équivalents. Actuellement personne ne peut scientifiquement affirmer que l’un est plus intelligent que l’autre. Cela dépend du référent, de leur mode de vie, de notre propre exploitation, la comparaison manque ainsi de crédibilité. Lire la suite

Tourner un cheval à la longe

Vues sur le travail musculaire recherché.

Les flèches montrent ici les centres d’intérêts du travail musculaire du cheval. (Au travail devant vous, une jument SF 1 née en 1992 de Narcos II. Le cavalier recherche pour le dos et l’encolure une ondulation des muscles. C’est en effet ainsi que l’on obtient satisfaction plutôt que dans l’hyper-extension que nous constatons souvent, pour des chevaux qui ont le bout du nez par terre notamment. Ainsi l’utilisation de la longe comme sur la photo, permet d’avoir un contact régulier avec la bouche du cheval, le gogue 2 quant à lui incite le cheval au travail, mais pas plus, car la tendance naturelle aurait été le bout du nez en l’air, histoire de narguer les copains qui ne sont jamais très loin.
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  1. Race de Selle Français
  2. De Réné Gogue son inventeur. Enreinement constitué de petites cordes, passant par le mors, la tétière et la sangle. Forme un triangle qui incite à une attitude de travail du cheval