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Les anti-républicains

Une semaine après la mobilisation anti-gouvernementale baptisée «Jour de colère» et les débordements qui l’ont suivie , et alors que les partisans de la Manif pour tous sont appelés à manifester dimanche, Manuel Valls s’inquiète de voir la société «tourmentée par les forces sombres de la division». Plus largement, le ministre évoque «une fronde des anti : anti-élites, anti-Etat, anti-impôts, anti-Parlement, anti-journalistes… Mais aussi et surtout des antisémites, des racistes, des homophobes… Tout simplement des anti-républicains». Il juge d’ailleurs le climat comparable avec celui des «années 1930».

Sur un plan plus politique, Manuel Valls estime que «nous assistons à la constitution d’un Tea Party à la française». «S’engouffrant dans la crise de projet et de leadership de la droite, et face au recentrage du Front national, une droite conservatrice et réactionnaire s’est libérées. Avec l’opposition au mariage pour tous, elle a décuplé ses forces. Elle occupe la rue car elle considère que la gauche au pouvoir n’est pas légitime», ajoute-t-il. (Source)

Enfin une vision lucide des événements !
En termes moins politiques, nous pourrions dire que certains s’élèvent à une altitude telle en jugeant son prochain, qu’ils finissent par descendre en vrille en ne sachant plus ce qu’ils racontent.
C’est du pur sabotage. Par rancoeur, ignorance et haine.

Dès l’instant où vous vous autorisez à jugez l’autre pour ce qu’il ne vous ressemble pas, vous êtes méprisable.

Platon, un visionnaire ?

Qui ne connaît pas Platon ? Certes, vous n’avez sans doute, comme moi, que très peu lu Platon, voire pas du tout. Et pourtant …
Je vous propose quelques mots, une sorte de vœux pour le nouvel an, d’un de nos ancêtres qui avait bien senti ce qu’est l’homme. Et malgré les progrès, malgré l’océan d’objets qui nous entourent, qui nous couvrent d’illusions, les errements des hommes se perpétuent.

Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants,
lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,
lorsque finalement les jeunes gens méprisent les lois, parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne,
alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse,
le début de la tyrannie.

Platon, République, VIII, 562b-563e.