Ne rangez pas vos drapeaux

La Coupe du monde 2014 de football s’achève pour la France. Ils n’ont pas gagné, mais ils ont participé, c’est déjà bien. Je n’apprécie pas le foot, en tant que sport en lui même, mais surtout pour tout ce qu’il véhicule, au quotidien, au delà des fantasmes.

Toutefois, une chose que j’ai pu apprécier, c’est la ferveur patriotique de mes concitoyens. Rendez-vous compte tous ces drapeaux tricolores aux fenêtres ! Aux fenêtres des maisons, des voitures, des balcons. Alors je parle de patriotisme, mais je me garderais de m’emballer. Nous sommes bien dans un réflexe tribal. Une équipe c’est une poignée d’hommes. Je m’identifie d’autant plus aisément à eux, surtout s’ils font quelque chose d’aisé à comprendre, et que je peux moi-même reproduire à tout instant. S’identifier à une nation, c’est déjà plus compliqué.

En dépit de cela, je garde espoir. Ces drapeaux resteront n’en doutons pas pour la fête nationale. Le 14 juillet. La ferveur patriotique soulevée lors des exploits des sportifs qui portent les couleurs du pays dans lequel nous vivons, sera intacte, lorsqu’il faudra, moi citoyen, partager l’effort national que consentent nos armées et nos forces de l’ordre. Les couleurs s’associeront heureusement à un concept fort de nation. Au delà d’une poignée de sportifs en short qui tapent dans un ballon. Je saurais m’associer à ce qui nous rassemble. Même si une des équipes nationales n’a pas gagné un trophée si convoité.

Et puisque l’on parle de convoitise, la France, qui n’est pas un pays comme les autres, lorsqu’on le sait comment l’on vit, vraiment, ailleurs, en tous cas de ce que j’ai pu mesurer, la France donc, nous y sommes bien. Cela mériterait sans doute que nous laissions les drapeaux sur nos fenêtres. Mais cette fois, cela aurait du sens.

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