La pub sur les sites web est-elle indispensable ?

C’est le thème de la semaine grâce à l’action peu ordinaire du troublion des réseaux, Free, qui décida de supprimer d’origine toutes les publicités sur son réseau. Intéressé à double titre, en tant qu’internaute et webmestre, je ne peux faire l’économie de mon humble point de vue sur ce débat.

Nous pouvons en déduire ce que l’on veut. Parler de la neutralité du Net, la belle tarte à la crème, surtout depuis que nous avons versé à l’époque le premier franc, et avant nous, le premier dollars en achetant sur Internet. La guerre pour la neutralité des réseaux est perdue. Du moins sous le format actuel des protocoles. L’homme est ainsi fait qu’à la moindre opportunité il tente de transformer n’importe quel outil ou vecteur, en système de business. Que voulez-vous, c’est l’éternel « toujours plus » qui nous caractérise tant.
Nous pouvons toujours le regretter ou le condamner, le Net est en effet devenu une gigantesque plateforme de business, et nous le savons bien, lorsqu’il s’agit d’argent, les beaux idéaux ne font pas le poids. C’est l’expérience qui le prouve en tous cas. Le rêve des pionners sera sans lendemain. Le grand réseau des réseaux où le partage gratuit, universel et libre, est un vœux pieux.
Même si mon incorrigible côté optimiste m’incite à croire que nous pouvons changer cela. Refuser de lâcher le moindre centime sur Net, refuser de visiter les sites sous influence des réclames ou autres sponsors, privilégier l’accès à l’information indépendante. Mais qui le fera ?

Nous entendons également parler des acteurs du web, songer à l’apocalypse. D’aucuns déplacent un problème de business, Free veut faire la nique à Google, à un problème de rémunération des sites web. Je crois que c’est un peu restrictif même si leur peur est compréhensible. Personne ne peut de toutes manières prétendre qu’il n’y a pas d’alternative à la pub puisque c’est la solution la plus simple, adoptée par l’immense majorité des sites, et que la quête des solutions alternatives nécessiterait un financement que les rédactions n’ont pas.
Nous pourrions alors songer à la mutualisation des talents, qui permettrait de s’affranchir de tout financement sous forme publicitaire, à l’instar de Wikipédia.

Quoiqu’il en soit, et je termine rapidement ce billet afin de ne pas partir en périphrases, à partir du moment où Wikipédia est gratuit, où les travaux de chercheurs (non rémunérés) sont diffusés sur la toile in extenso, le thème du financement des sites web qui ne font que reprendre l’info venue d’ailleurs, est une imposture.
Reste qu’avoir le choix (pub ou sans pub) devrait être une option commune universelle. Comme toujours dans ces moments là, les mieux adaptés résisteront.

2 commentaires On La pub sur les sites web est-elle indispensable ?

  • Edit du lendemain : quelques fautes d’orthographes corrigées. Mais comme je courbais l’échine sous les attaques fiévreuses d’un mauvais rhume grippal, j’en ai certainement oublié d’autres.

    Une autre pensée me vint en lisant JCFrog : Heureusement finalement que les pubs ne rémunèrent pas tant que ça les petits webmestres (on peut le regretter, bien entendu), sans quoi je crois que nous aurions davantage de pubs que de contenu. L’homme est fait ainsi. Si les pubs rapportent, il en ajoutera, sur son beau site web.

  • Et une autre pensée, les débats vont bon train, et c’est tant mieux, mais que diront tous ceux qui ne parlent que de la neutralité des réseaux, le jour où Google deviendra FAI ?
    Songez, que cela arrivera …

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