De l’intérêt des pauvres

L’inégalité des citoyens devant la richesse est un thème bien évidemment récurent mais surtout d’actualité. A l’heure où l’on parle de travailler toujours plus pour entretenir un système en perpétuelle chute, cette notion de pauvreté nous revient en pleine figure, après tout si nous étions riches, travaillerons-nous autant? Et qui deviendrait riche alors, et comment ?

aviditéQuel intérêt notre système capitaliste aurait-il à entretenir pareille disparité au sein d’une société ? N’est-il pas absurde de penser que si tous les français étaient également riches, la consommation, donc notre économie, irait bien ? Si tout le monde a de l’argent à dépenser, cela arrangerait nos affaires, a priori. Loin de cette évidence, l’homme ne pense naturellement pas ainsi. En effet, une des caractéristiques du comportement humain est de vouloir plus pour lui, voire moins pour ses voisins. Ainsi l’homme agit comme un puits sans fond. C’est la loi du toujours plus. S’il existe un moyen de phagocyter nourriture ou argent, l’homme n’hésite pas. Il oriente tout son génie – ce qui n’est pas nécessairement positif – vers cet objectif.

Ainsi, en étant utopique, s’il existait un moyen de répartir convenablement la richesse dans tout le pays, personne ne le ferait, ou en tous cas pas longtemps. Le système interdit finalement un tel dénouement. C’est un de ses nombreux paradoxes. Les pauvres ont ainsi un bel avenir devant eux, et mathématiquement, plus il y a de riches, plus il y aura, au centuple, de pauvres.
C’est une des raisons pour laquelle en politique, il faut de la mémoire. Le citoyen avant de voter devrait toujours avoir en tête ces fondamentaux. Les valeurs qui font l’homme seraient sans doute ainsi épargnées, pour un temps au moins.

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