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Les théories dénatalistes

Je dois avouer mon ignorance. Je ne pensais pas qu’un tel mouvement, celui des Childfree existait. Je connaissais certes ceux qui étaient fiers d’avoir fait le choix inverse de celui que nous impose, naturellement, notre société, celui de fonder famille. Comment les blâmer, c’est le choix de la liberté. Mais celui de revendiquer la dénatalisation comme remède à nos maux me laisse songeur et contredit ma logique.

Enfanter c’est bête comme le monde. Tout le monde sait le faire. C’est une triviale évidence. Du reste s’il y a un monde, c’est bien grâce à ça. Être parent, c’est beaucoup plus difficile. C’est un beau challenge, celui de faire découvrir le monde à ses enfants est sans doute un des plus noble objectif que l’on peut avoir dans une vie. Ce qui rend la tâche ardue, c’est que l’échec n’est connu que bien tardivement. Mais de quel échec parlons-nous ? Serait-ce lorsque votre enfant vous dit que vous êtes nul, et que désormais c’est lui qui prendra les choses en mains ? Mais quelle belle victoire au contraire ! L’indépendance ! Voilà notre mission : faire voler de leurs propres ailes, nos enfants.
Bref, être parent c’est un travail quotidien, et la récompense ne se délivre pas un jour. Elle est tous les jours. Qui d’autre pourrait vous offrir pareille satisfaction ?

Refuser d’enfanter c’est une liberté. Un droit bien entendu. Mais savez-vous quel est le prix à payer ? Mais surtout, quel aura été votre destinée sur Terre ? Prétendre qu’enfanter est dangereux. Mais qui le dit, si ce n’est un enfant qui a grandit ? La réplique est facile, j’en conviens. Néanmoins, c’est une bonne introduction à ce qui me semble être le paradoxe mortifère de cette idéologie.

C’ est d’abord une erreur de localisation. Déployer le débat au milieu de la foule européenne, dont la population maîtrise convenablement ses naissances, est un jeu grotesque. Sans doute serait-ce beaucoup plus difficile de le faire au milieu de l’Indonésie, ou au cœur du continent Africain. Curieusement je sens que leur courage s’arrête aux frontières du monde occidental dont l’opulence a pu nourrir ces bouches vertueuses. Quelque soit le choix, ou le tourment, la vérité n’est pas simple, l’acceptation du débat non plus. Mais tout de même, l’objectif devrait avoir un sens, ou alors nous parlons de tout à fait d’autre chose. Quelque chose qui est éthiquement contestable.

C’est ensuite et surtout une erreur stratégique. En effet, vous faites le pari que l’épuisement de notre race, la race humaine, quelque soit ses composantes colorées, est la solution à notre survie. Je pense exactement le contraire. Je pense que le pari de la vie est toujours le meilleur. C’est ce que font toutes les espèces vivantes. Animales comme végétales. La simple paramécie l’a parfaitement intégré, ce concept de pérennité de l’espèce. Les orties également. Ces espèces n’en pensent rien, tandis que nous avons la faculté à donner un sens aux choses.
Je fais ainsi le même pari. Je gage que le nombre d’enfants à venir représente notre garantie de progrès et pourquoi pas de succès. Car dans tous ces enfants à venir, ou déjà autour de nous, l’un d’entre eux, plusieurs sans doute, ont la solution à l’un de nos problèmes. Un de ces enfants aura peut-être la solution pour la faim dans le monde. Un autre, une solution pour lutter efficacement contre le cancer. Un troisième aura initié la grande campagne mondiale pour une distribution universelle et inconditionnelle de l’eau dans le monde.

Je suis convaincu d’avoir beaucoup plus de chance de parvenir à une solution, que vous, qui aurez désertifié la planète, pour ne laisser que peu de chance à l’évolution, bien davantage au chaos. La raréfaction du vivant est un obstacle à l’agencement. C’est le creuset des déséquilibres, car vous limitez les chances évolutives, les chances, tout simplement.
La seule chose qui me retiendrait peut-être dans mes convictions, c’est que je ne suis pas certain qu’un de ces enfants ait la solution à la bêtise humaine. Mais j’ai bon espoir.

Nous n’avons aucun élément qui permet en fin de compte de prétendre que la masse critique de population est atteinte. Non seulement cette seule appellation est contestable, mais surtout rien ne peut le démontrer. Personne ne sait si la planète peut accueillir un certain nombre d’êtres humains. Peut-être n’y a t-il pas de limite. La seule limite est notre compétence, notre sagesse, qui sont à l’origine des nos problèmes. Des solutions, nous en trouvons quotidiennement. Mais vous le savez-bien, ce n’est pas toujours la priorité puisqu’un mal profond ronge l’humanité : la cupidité.
De plus, dans cette logique adaptative, qui est implacable et universelle, rien ne permet non plus d’affirmer que notre destin est lié à celui de la Terre. Le champ des possibles dans ce domaine est infini. Le seul facteur limitant c’est nous, êtres humains constitués qui réfléchissons, et non les bébés à venir.

Commentaires

JFL
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Quelle belle page, Raoul, pleine d’espérance et de générosité… Bravo. J’apprécie à deux titres : comme père, qui a la chance de connaître un tiers au moins du résultat (je me base sur l’âge de mes enfants par rapport à leur espérance de vie ! 🙂 ) et comme enseignant toujours un peu frustré de ne pas connaître le résultat humain de son travail (ou si peu). Parent et enseignant, les deux plus beaux métiers du monde, ceux qui ne s’apprennent pas (hormis quelques recettes) mais qui fonctionnent bien quand il y a ce bouillon d’espérance (de croyance ?) et de générosité que je reconnais bien dans ton papier. Merci. Cet article commence bien ma journée.

dany
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« La dénatalisation comme solution  » ou « après moi le déluge »,ressemble fort à toutes les solutions d éliminations de l Autre lorsqu il dérange.. le juif,l arabe, bref l étranger,celui dans lequel je ne me reconnais pas, et qui me fait peur.Ne serait ce pas le fait de ceux qui ,n ayant aucun contact avec eux-mêmes, machines sur pattes obéissant à des injonctions jamais conscientisées,et qui ne savent qu appuyer sur « delete » pour libérer de la place?
Petits dieux de leur néant,ils oublient la part « divine » du vivant,confondent « don de la vie » et « production d individus » se plaçant ainsi en juge et mélangeant tous les plans.
La VIE est!L incarnation elle,est une opportunité d expérimenter la part visible du monde qui existe aussi bien sans cela.

Raoul
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En effet, une solution par l’élimination. Ma logique, est totalement inverse. 🙂

Ophélie
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« Je fais ainsi le même pari. Je gage que le nombre d’enfants à venir représente notre garantie de progrès et pourquoi pas de succès. Car dans tous ces enfants à venir, ou déjà autour de nous, l’un d’entre eux, plusieurs sans doute, ont la solution à l’un de nos problèmes. Un de ces enfants aura peut-être la solution pour la faim dans le monde. Un autre, une solution pour lutter efficacement contre le cancer. Un troisième aura initié la grande campagne mondiale pour une distribution universelle et inconditionnelle de l’eau dans le monde. »

….Remettre le problème aux prochaines générations et les laisser se démerder seules pour résoudre un problème qui est le nôtre aujourd’hui ? C’est un comportement tellement.. « humain » de ne pas prendre ses responsabilités et d’espérer que les autres feront le boulot à notre place.

Raoul

Bonjour 🙂

Ce n’était pas précisément le sens de mes propos.
Vous n’ignorez pas que les problèmes viennent des hommes. Nos organisations tentent de résoudre certains problèmes, mais d’autres apparaissent, créés par nos activités, par nos comportements.
Ainsi va le monde.

Dire cela ce n’est pas être irresponsable. La conscience même de nos progrès à accomplir dénote plutôt le contraire.

En revanche, être nihiliste sous prétexte d’éviter tout problème, est proprement irresponsable, c’est même une composante de la puérilité.

C’est avec plaisir que je pourrais en discuter avec vous, mais de grâce, ne me faites pas dire le contraire de ce que je tente de présenter.

Ophélie
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Bonjour , je suis étonnée que vous ayez répondu aussi vite à mon commentaire malgré que le sujet date de 2012. Ca me fait plaisir de voir que vous êtes actif pour ce genre de débat, c’est assez rare de trouver des personnes sérieuses sur le sujet.

Je m’excuse si j’ai été tranchante, j’ai parfois tendance de sauter au plafond quand je vois certains propos tenus qui peuvent ne pas avoir le même ton quand il est couché sur papier au lieu d’être parlé. Je joue souvent l’avocat du diable pour faire réagir et voir le développement de pensée de chacun sur le sujet qu’il aborde. Vous êtes un des rares à garder les pieds sur terre et à être réfléchi sans chercher à sauter à la gorge des autres parce qu’ils ont un avis qui diffère du sien.

Je ne sais pas ce qu’est votre théorie personnelle du nihilisme ou sur quelle définition vous vous appuyez, donc je ne battrais pas là dessus au risque de créer des quiproquos. Je pense juste qu’il ne faut pas mélanger le nihilisme et le dénatalisme qui sont deux choses qui différentes. Décimer une population n’est en rien comparable à une décroissance démographique par une baisse du taux de natalité.

Je vous l’avoue, j’aime plus ma planète que mon espèce. Cette dernière que je trouve sous bien des aspects rétrograde car malgré des millénaires d’évolution, nous avons toujours le même mal qui nous rongent comme vous le dites, la cupidité, l’orgueil, et j’en passe.
C’est en partie pour cela que Je ne souhaite pas mettre au monde un enfant car je vois et j’entends murmurer toujours la même phrase depuis que je suis née, que ce soit à l’école, au travail, dans les études ou dans la rue cette pensée que beaucoup ne se l’avouent pas
 » L’enfer, c’est les autres ». « S’il partait, j’aurais une meilleure prime/place/j’aurais pas à payer pour sa retraite »  » Dégage, comme ça je pourrais avoir tes restes. »

Oh bien sûr, tous les humains ne sont pas mauvais. Les bons se font juste de plus en plus rare.

A une époque, on était triste de savoir qu’une catastrophe avait fait autant de morts à tel ou tel endroit.
Aujourd’hui, on est triste de savoir que le pays qui nous fournit tel ou tel produit a subit un mauvais coup car qu’on devra patienter pour avoir le produit convoité, le temps que ce pays se remette de ses blessures.
Ou pire encore, on est heureux car  » Chouette, on aura plus de tarte ! ».

Cette dernière phrase sortait de la bouche du fils de mon voisin. Je lui ai demandé ce qu’il voulait dire et il m’a répondu en toute logique que c’était comme dans son cours de mathématiques : Moins il y a de gens pour se partager une tarte, plus grande est la part de cette dernière pour chacun.

J’ai été bien naïve dans ma vie de penser que je pouvais changer le monde. On ne change pas la majorité pour une minorité. C’est à la minorité de s’adapter à la majorité ( c’est drôle car pour les riches, cette phrase ne fonctionnent pas.) Alors je vais dans ce sens, je m’adapte à vous tous et je change le monde à mon échelle en décidant de ne pas pondre de môme. Un bienfait pour la planète et vous devriez être heureux. Pourtant, on m’insulte, on me traite de sorcière et de détraquée.
Cessez d’être de mauvaise foi alors et dites-moi ce que vous vouliez à la fin.

Et si vous me dites que mon choix est irresponsable et égoïste et que par dessus tout je ne suis pas une femme ou que carrément je suis un monstre, je vous répondrais qu’il y a plus d’honneur d’être un monstre qu’un humain car le monstre ne se cache pas d’en être un et l’assume.

J’ai écrit une brique, j’en suis désolée, je suis pressée par le temps et j’étais tellement heureuse de voir quelqu’un qui répond pour une fois intelligemment à mon commentaire que j’ai déversé ce que j’ai en partie sur le cœur depuis plusieurs années. Je suis peut-être sortie du sujet de ce post sur votre blog mais il est à mon sens enrichissant d’avoir des points de vues différents sur le monde d’aujourd’hui, qu’ils soient extrêmes ou non. Vous avez le mérite de m’avoir fait parler à cœur ouvert et avec sincérité. Ne vous sentez pas obligé de répondre à ce commentaire si je vous ais ennuyé avec ce blabla interminable. Je ne vous en tiendrais pas à cœur.

Raoul
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Je crois que toutes les convictions sont respectables. En ce sens votre équation personnelle n’est pas la mienne et je ne tenterais pas l’exercice périlleux de vous convaincre. Sans compter que rien ne dit que j’ai effectivement raison. Ni tort.
Ainsi, je pense que la vie se résume à quelque chose d’assez simple : la génération. Ce sont en effet les générations successives qui font de ce monde, sa simple compréhension.

La Terre sans l’homme n’est rien, puisque nous sommes les seuls à pouvoir la définir.

Je veux bien imaginer que nous sommes de trop (mais ça, seul l’avenir pourra le démontrer), mais dans ce cas j’ai envie de dire que peu importe comment cette Terre deviendrait, puisque personne ne pourrait plus l’identifier comme telle.

Vous croyez certainement en quelque chose, pour ma part je crois en l’homme. 🙂

Philippe
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Bonjour Ophélie, je trouve ton témoignage bien touchant. Pour des raisons qui ressemblent aux tiennes, j’ai récemment décidé de façon ferme que je ne voulais pas d’enfants. Je suis content de voir que je ne suis pas seul qui aime plus la planète que l’espèce, et que tu as aussi la conscience que nous sommes peu pesants dans la balance du changement.

pour ma part je crois que l’humain occidental vit ses dernières heures et qu’il entraîne avec lui des victimes de son abus des ressources. Je n’ai en aucun cas envie de savoir que des enfants qui seraient les miens souffrent en vivant ce déclin qu’ils n’ont aucunement demandés. Je ne crois pas que nous réussiront à renverser notre destin (tragique) mais je compte dédier ma vie à aider les autres, quand même.

Raoul
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J’ai parfois l’impression de lire quelque chose d’obstiné, plutôt que fondé sur l’empirisme.
C’est nous, et rien d’autre, qui déterminons l’émotion d’une planète bleue comme une orange. Retirez l’espoir de la vie, vous ôtez tout avenir à cette émotion.

Robert
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Bonjour,
Je suis tombé sur cette discussion en recherchant sur le net un mouvement de dé nataliste.
Je voulais intervenir pour indiquer que je suis totalement en accord avec Ophélie. Et par opposition totalement contre la théorie de Raoul.
Comme Ophélie nous le dit, je vous l’avoue aussi, j’aime plus ma planète que mon espèce. Et je ne cherche pas à voir l’avenir sur une autre planète comme le suggère nos média et les films sur le sujet.
Commençons déjà à sauvegarder notre terre contre nous même « les Hommes ».
Raoul nous dit :
1. La Terre sans l’homme n’est rien. Moi je dirais le contraire, l’homme n’est rien sans la terre.
C’est la terre qui nous nourrie, et pourtant actuellement nous en sommes au élevage et culture intensif sur terre, comme dans la mer. C’est certainement une solution pour nourrir cette surpopulation grandissante, mais je préfère penser autrement (Aussi bien pour l’humanité que pour les animaux et culture ainsi produit).
2. Ce sont en effet les générations successives qui font de ce monde, sa simple compréhension. Cette philosophie (qui est pourquoi pas, louable) n’est pas la mienne. C’est remettre dans la main du hasard l’avenir de la terre, en espérant que tout va aller pour le mieux dans le meilleur des mondes et que quelqu’un sauvera l’humanité. On ne fait rien, comme ça c’est les autres qui trouveront des solutions.
Pour ma part j’aimerais militer pour un mouvement dé nataliste, car je suis persuadé, que c’est réellement la solution pour essayer de sauver la terre. Il faut refaire respirer notre terre. Bien entendu, comme Raoul et les autres, je ne serais plus de ce monde pour voir si ma théorie est la bonne.

Pour parler plus concrètement, il faudrait faire prendre conscience à l’humanité, de ne procréer (par exemple), que 2 enfants maximum par individu. Cela permettrait facilement de réduire la population mondiale en douceur. Mise en place pas facile, j’en conviens, surtout pour les personnes pratiquant une religion et pour certain pays qui sont très loin de penser à tout ça.
Ceux qui ont peur pour leur retraite, devraient plutôt avoir peur de la surpopulation, car comme dans n’importe quel monde vivant en surpopulation, on fini par combattre pour survivre.

Quand on aura doublé de population sur terre, qu’est-ce que l’on fera ? Peu importe comme dit Raoul ?

Raoul
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Peu importe que certains de nos ancêtres aient prédit la fin du monde. L’an 1000, la comète de Haley ? L’arrivée des Conquistadors ? Les épidémies de peste ? L’an 2000 ? Et puis quoi encore ?

Ne pas croire et vouloir faire table rase est toujours tentant. Mais tellement facile.

Gaetan
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Bonjour à tous,
Rien de tel en général qu’un débat sur un tel sujet pour susciter les passions et parfois les animosités. En l’occurrence à ce stade, je trouves qu’il reste correct.
Néanmoins je me dois c’est lisant Raoul de réagir a mon tour car ses dernières interventions sont , à mon sens, incorrectes. En effet les personnes faisant le choix de ne pas enfanter le font par esprit de solidarité avec cette planète et il est bien plus difficile et courageux de ne pas avoir d’enfant de nos jours que d’en avoir en raison de la pression sociale s’exerçant sur nous, les réalistes. En effet il ne s’agit pas d’un film catastrophe Raoul mais de réalité scientifique avérée ! Les ressources ne suffiront pas pour toute la planète quand elle devra supporter dix milliards d’êtres humains. Alors en effet, on peut toujours se dire que l’on fait des gosses c’est sympa et après moi le déluge mais ça ne marchera pas comme cela. On peut se dire que avec un peu de bol, il y en a un qui inventera une solution formidable pour nourrir tout le monde..!
Elle existe déjà cette solution , les OGM.
Vos enfants ne mangeront que ça … Sans parler de l’eau, de la température et du chômage. Continuer à faire des enfants, c’est le véritable acte égoïste .. Si vous en voulez , adoptez-en.. Au moins cela n’augmentera pas la population mondiale ,ils sont déjà nés……mais c’est moins rigolo que d’avoir le sien à soi, avec les yeux de papa et les cheveux de maman. Raoul , le raisonnement qui consiste à dire que l’on n’est pas sur que l’on court à la catastrophe est minimaliste et volontairement candide. Autant assumer que l’envie de faire des enfants prime sur une quelconque déontologie environnementale, cela serait plus honnêtes de la part des natalistes que de nous traiter d’alarmes tes pour vous dédouaner de votre choix personnel et autocentré.
La réduction de la natalité est la condition sine qua non de la pérénnité des générations à venir et de leur bien-être …

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Raoul
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Pour une personne qui s’affranchi des tensions de son éducation et qui assume ses choix et sa liberté, il n’existe pas de pression sociale particulière supérieure à sa volonté. Sinon, nous parlons d’autre chose.
Enfanter n’est donc pas plus ou moins facile que de ne pas le faire. Ce sont deux choix distincts. Et ceux qui enfantent ont autant de bonnes raisons de le faire que ceux qui n’enfantent pas.
La vie, la réalité, la nature, indiquent cependant qu’enfanter est essentiel.

Je ne sais pas quelle prétention pourrait revêtir celui qui prétend qu’après lui les problèmes n’existeront plus ou qu’il est la clé de la solution ultime.

Concernant l’avenir, et la théorie, essentiellement fondée sur la peur, qui consiste à dire que le pire est à venir, je voudrais simplement vous rappeler l’anecdote célèbre, sous l’ère du préfet de Paris monsieur Poubelle, qui prédisait à ses collaborateurs qui voyageaient comme tout le monde à cette époque exclusivement en calèches, qu’au rythme de l’expansion de ces chevaux et calèches, Paris serait dans quelques années totalement submergée par le crottin des bestioles.

Une catastrophe annoncée !

A ceci près, que le préfet et ses collaborateurs ne pouvaient pas savoir que l’automobile allait être inventée. Le problème des crottins n’est ainsi jamais apparu.

Au delà, il est toujours beaucoup plus facile, mais pas pour autant responsable, de prédire le pire ou les catastrophes. Je prédis précisément l’inverse. Les hommes de demain, nos enfants donc, auront les réponses aux problèmes nouveaux que nous aurons immanquablement générés. Personne ne le fera à notre place. La preuve, nous avons résolu déjà tellement de défis !

Gaëtan
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Raoul
il me semblait bien avoir aperçu une pointe de négation délibérée des problèmes. Je suis convaincu désormais.
Comparer un préfet de ville et des scientifiques, chercheurs, météorologistes et autres sommités des ressources naturelles n’est plus simplement candide mais parfaitement ridicule.
Je comprends ce besoin de faire correspondre le plaisir de faire des enfants avec une utopie de règlement des problèmes environnementaux, mais je suis persuadé que , même si votre raisonnement semble être calculé, il n’est que partiellement assumé.
Cela est tellement plus simple de profiter de tout maintenant en se disant que les scientifiques sont alarmistes et que les générations à venir trouverons du poisson où nous n’en trouvons plus..
Cette vision des choses est de l’angélisme et je vous envie car bienheureux sont ceux qui ne s’occupent que de profiter des ressources et laissent à d’autres le soin de trouver des alternatives..
Il est plus agréable de ne jamais se préoccuper des lendemains que le contraire..
Alors tu as raison, faisons des enfants pour notre propre épanouissement personnel et on verra bien si ils mangent des OGM , des poissons nourris à la farine animale et des plats recomposés..On ne sera plus là de toute façon..

Gaëtan

Raoul
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Ridicule vous dites ? Vraiment ?

BARTHES
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L’un des problème soulevé par les dénatalistes me semble très juste, il s’agit de la place disponible sur la planète. En 10 000 ans le nombre des hommes a été multiplié par 1 000 ce sont des ordres de grandeurs qui balaient beaucoup de subtilités quant à la possibilité de s’organiser. Au cours des 40 dernières années , le nombres d’animaux sauvages a été divisé par deux tandis que le nombre des hommes était multiplié par deux. Dans un monde de 11 milliards d’hommes comme le prévoit l’Onu pour 2100, où mettons nous les forêts et les animaux sauvages ? Devrons nous entasser les hommes ? Tout cela me semble bien peu raisonnable et il me parait plus sensé d’être moins (cela ne veut pas dire tuer les gens, cela veut dire se reproduire un peu moins qu’à l’identique à chaque génération. Pour ceux que c sujet intéresse, je conseille la lecture du livre  » Moins Nombreux plus heureux » (éditions sang de la Terre) ou bien la consultation du site de l’association Démographie Responsable.

Raoul
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C’est un aspect qui ne se prive pas d’une réflexion, toutefois les animaux n’ont pas attendu les hommes pour disparaître puisqu’il y a déjà eu avant l’apparition des hommes, 5 extinctions de masse.

BARTHES
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Certes, mais c’est quand même une sacré responsabilité que d’être coupable de la sixième.

franck
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Ca marche trés bien, la dénatalité, à tel point que je pense qu’il faut généraliser la dénatalité collective et imposer les moyens de son évidence aux masses.
Avec moi ça a trés bien marché …

Anthony
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Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi de mauvaise foi que toi.

Les 5 extinctions des espèces sauvages ont eu lieu SANS l’Homme, alors que la 6ème se fait à cause de l’Homme justement, il y a une différence fondamentale. Et il y a assez de preuves déjà maintes fois prouvées, telles que les déforestations, etc…

Mais bon, au vu de ton argumentaire et de ta réparti, je me demande si tu n’es clairement pas un climatosceptique ?

Raoul
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A propos des extinctions de masse, j’avais écris un billet justement, où cette remarque s’insérait davantage je pense.

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