Facebook c’est le mal

Avez-vous remarqué comme un sujet à la mode actuellement est Facebook (FB)? On profite de l’occasion d’un changement minime dans ses fonctionnalités, ou la sortie d’un film sur son fondateur, pour attaquer autant qu’on peut  ce réseau social. En résumé,  vous avez d’un côté ceux qui prétendent que FB ne sert à rien, et de l’autre ceux qui pensent que c’est un système pervers face auquel Big Brother serait une opérette de maternelle.

Pourtant s’il est évident que FB ne sert à quelque chose que tant que le courant alimente votre écran, il est difficile de croire que 500 millions d’utilisateurs ne font que des trucs qui ne servent à rien (quoique). L’argument supplémentaire est tout de même que FB est ce que vous voyez qu’il soit, et pas autre chose. C’est un principe élémentaire souvent omis, tout comme votre ordinateur de « vous fait » rien hormis répondre à ce que vous lui demandez de faire.

Quant à l’idée que votre vie privée soit étalée au grand jour de manière indécente, elle est idiote car c’est un raccourci qui ignore un aspect essentiel de ce que l’on peut écrire ou dire : l’homme peut toujours raconter n’importe quoi. Et au cas où cela aurait pu vous échapper, aujourd’hui on peut faire dire ce que l’on veut à n’importe quelle photo. Il n’existe à ce jour aucun outil qui permet d’affirmer que telle photo, ou tel texte, soient authentiques. Finalement on peut raconter n’importe quoi sur FB, et surtout ce que l’on est pas. On peut tout aussi bien raconter que des fragments parcellaires de notre vie qui mis bout à bout donnent une vision déformante et soumise à interprétations, de votre vie réelle. Ce qui ne peut donc avoir aucune incidence sur un jugement vous concernant. Ainsi, celui qui affirme, sans honte, devant vous qu’il vous a cerné intégralement grâce à ses observations sur les réseaux sociaux, et un charlatant. Vous ne devriez pas travailler avec cette personne !

Toutefois il est exact que nous avons tous rêvé un jour ou l’autre d’être un détective hors de pair. Facebook apporte au moins cela, l’illusion que sommeille en chacun de nous le potentiel d’analyse et d’observation qui sied aux espions légendaires. Quant aux journalistes qui se lanceraient dans une tentative de destruction des réseaux sociaux, qui pourrait les blâmer, eux qui voient leur business s’effriter au fur et à mesure que le temps de cerveau disponible pour la télé ou la radio bascule vers l’écran … de leur ordinateur connecté !

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