La problématique des déchets spatiaux

Si aujourd’hui les problèmes des hommes se recentrent sur Terre, demain, nous retournerons dans l’espace. Il est vrai que tant que nous ne serons pas parfaitement bien intégrés dans notre propre milieu de vie, notre belle planète bleue comme une orange, nous n’irons pas explorer l’infini. Néanmoins, quelques étapes ont déjà été franchies, et la trace de l’homme est déjà perceptible dans le proche espace, hélas.

Cette trace sera pour les générations futures, nos déchets spatiaux. En effet, au jour d’aujourd’hui notre présence dans l’espace est déjà fortement marquée par la somme considérable des débris que nous avons pu laisser flotter derrière nous, à peu près 135 millions d’objets de moins d’un centimètre. Le problème, car c’en est un, est qu’un débris aussi insignifiant soit-il sur Terre, devient dans l’espace un missile destructeur en puissance. Comprenez que puisque la gravitation n’agit plus là-haut, tout objet qui se sépare d’un vaisseau ou d’un homme flottant dans l’espace, poursuit sa trajectoire à une vitesse constante particulière élevée (28000 km/h !). A cette vitesse — qui dépend de l’altitude orbitale, plus l’objet sera prés de la Terre, plus vite il ira — et compte tenu des lois universelles de la physique, n’importe quel corps pourvu d’ une masse, devient un missile. Puisque l’énergie mécanique, celle qui déterminera en partie la force d’un impact, est proportionnelle au carré de la vitesse, un simple boulon, ou un gant de spationaute, traînant dans l’espace, est potentiellement  un objet de destruction.­­

déchets spatiaux
État des déchets spatiaux

Le problème n’est pas à minimiser aujourd’hui puisque nous assistons régulièrement à des vols spatiaux à vocation économique, comme la mise en place de satellites géostationnaires de communication par exemple. Un impact d’un débris spatial aurait des conséquences catastrophiques pour le matériel et un coût abyssal pour les sociétés utilisant l’espace.
Le pire est qu’à chaque impact, cela génère une quantité supplémentaires de débris dans l’espace. Ainsi, en 2009, la collision entre un vieux satellite désaffecté Russe et un satellite de communication Iridium généra 1500 débris divers, flottants à près de 8 kilomètres par seconde !
Outre ce danger pour le matériel, les risques pour l’homme sont considérables. Dans un avenir proche, il se peut que les hommes doivent régulièrement aller dans l’espace. Or la NASA estime désormais qu’un spationaute (ou astronaute pour les américains) à une chance sur douze de se faire percuter par un débris spatial. Inutile de vous dire que la conséquence serait létale.

Déchets spatiaux 2

Heureusement, la durée de vie d’un débris, à l’altitude de la station orbitale est assez faible : six mois. En revanche, les objets situés en orbite géostationnaire ont une durée de vie bien supérieure : quelques millions d’années !

Finalement, l’homme serait-il à ce point désespérant qu’il ne sache tenir son environnement propre, que ce soit sur Terre comme dans l’espace ? Toujours est-il que les déchets spatiaux sont un problème véritable, et qu’une niche technologique (et financière) existe pour ceux qui apporteront une réponse au besoin de protection ou de nettoyage d’un genre très spécifique 1. La solution adoptée par la Chine en 2007 pour régler le sort d’un de leur vieux satellite désuet, Fengyun-1C, n’est en effet pas acceptable. L’armée Chinoise n’avait rien trouvé de mieux que de procéder à un tir de missile antisatellite pour le désintégrer, générant alors des milliers de débris qui flotterons pendant plusieurs siècles !

Voici une vidéo de quelques secondes qui présente une solution de nettoyage spatial, une sorte de balayette.

Source d’inspiration — Un dossier complet de l’Assemblée Européenne de Sécurité et de Défense (2010)

  1. Quelques pistes sur des solutions de nettoyage dans l’espace

1 commentaires On La problématique des déchets spatiaux

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