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Retraites & Dépendances

La France entame une grande réforme des retraites, qui n’a de grand que la somme des retraits qu’elle implique. Tandis que la finalité du progrès n’est pas de s’enrichir, mais simplement, de vivre mieux, la grande politique se lance dans le concept obscur des valeurs du travail. Dans un petit papier sur iCitoyen.fr, j’avais parlé d’une autre retraite possible. Je ne sais pas si c’est applicable en l’état, sans doute que non puisque cela ne correspond pas au naturel humain. En tous cas ce qui ne devrait pas être appliqué, c’est l’idée qu’une vie n’est destinée qu’au travail. Perdre deux années supplémentaires de repos, avec une espérance de vie qui plafonne malgré les chiffres rassurants des statistiques, s’accorde mal avec une autre idée, celle qu’il faut travailler davantage tout en étant encore plus rentable, tout au long de se vie active.

Que reste t-il au final de nos objectifs fondateurs de notre idée du progrès ? Ce ne peut pas être la mondialisation, puisqu’on connait maintenant les véritables enjeux de la finance internationale. Ce ne peut pas être l’accès au confort puisque pour un nouveau riche, il se créé au moins cent pauvres de l’autre côté de la planète. Serait-ce alors que toute la classe moyenne puisse posséder un iPhone et parler avec ses copains sur Facebook ? J’ai un doute.
Ainsi, l’enjeu de retraite pourrait il être celui de sortir d’une dépendance économique dans laquelle nous occidentaux sommes contraints. Que penser de notre libre arbitre, punaisés que nous sommes aux emprunts bancaires, aux études de nos enfants ou encore aux coûts démesurés du confort domestique ?

C’est pourquoi le combat pour les retraites ne peut pas être celui des feignants, des assistés ou des utopiques. Il existe un appel à la blogosphère sur ce thème. C’est bien au contraire celui de la lucidité et de la prudence. Cette prudence qui se positionne bien au delà d’un simple équilibre financier (qui est très volatile). Cette prudence qui rappelle ce qui doit être essentiel dans le progrès : la fin du labeur.
Sans doute n’y a t-il pas de solution idéale, mais il doit exister une solution acceptée par une majorité de français. Bien que les politiques aient mandat pour réformer, ils doivent le faire avec l’idée d’écouter, avec justesse et à propos, en tous cas en excluant le sacrifice de toute une génération, jusqu’à la suivante.

Commentaires

Fantasio
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J’ai la solution. Faites comme moi. Arrangez-vous pour ne pas avoir de crédits ni de dettes et si possible mettez un peu d’oseille de côté. Ensuite, à 57 ans, faites un bras d’honneur à Sarko & Cie et… arrêtez.

Raoul
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Exactement. Je tâche de faire de même … En revanche, j’ai peur de devoir travailler un peu plus longtemps (bien que je ne sois pas assis toute la journée à un bureau avec la clim et de l’eau en abondance …)

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