Mes livres de l’été 2011

Un petit passage par ma librairie de quartier (parisien) et me voilà en possession de 4 romans policiers pour l’été. Quatre livres totalement différents choisis quasiment au hasard au grès des présentoirs.

Le premier, 18% Gris de Zachary Karabashliev, écrivain bulgare.

Après neuf jours et 9 nuits passés à se lamenter sur le départ de sa femme Stella, Zack franchit la frontière californienne pour noyer son chagrin dans l’alcool. Après une rixe, il se retrouve malgré lui au volant d’une camionnette remplie de marijuana. Plutôt que de reprendre son travail ingrat dans une société pharmaceutique qui falsifie les tests cliniques de ses médicaments pilotes plutôt que de rogner ses profits, Zack décide de tourner le dos au rêve américain et de traverser les Etats-Unis d’est en ouest en voiture pour aller revendre la marijuana à New York. C’est le début d’un voyage chaotique qui est aussi un double voyage parallèle, en avant dans l’espace et en arrière dans le temps, car alors que la route défi le sous les yeux pleins de rage de Zack, remontent à la surface les souvenirs d’un passé révolu : l’histoire de son amour pour Stella et de leur relation entamée dans la Bulgarie de la fi n des années 1980, juste après la chute du régime totalitaire, puis de leur vie reconstruite aux Etats-Unis. Au terme de ce périple, Zack arrive à New York, où face au mystérieux chef de bande auquel il tente de revendre sa cargaison, il devra accepter la terrible vérité sur la disparition de Stella, survenue au moment où sa carrière d’artiste décollait sur le plan international.

Ce roman au rythme haletant, qui mêle scènes d’actions, constats amers sur la société de consommation, élégie, rétrospection sur les années les plus difficiles de la transition démocratique bulgare, qui nous fait voyager en Bulgarie, aux Etats-Unis et même à Paris, porte un regard singulier sur l’Amérique d’aujourd’hui, regard d’un étranger qui enregistre et constate sans jugement. La fin, complètement inattendue, fait revenir le lecteur au point de départ et lui donne envie de recommencer sa lecture à la lumière de ce qu’il apprend. La construction du roman mêle trois types de narrations, délimitées typographiquement entre elles : le présent américain du voyage d’une côte à l’autre ; le retour sur le passé depuis la rencontre avec Stella jusqu’au moment présent ; de courts dialogues entre le narrateur et Stella.

Le second, Sang maudit de Dashiell Hammett, américain.

Le détective anonyme, Continental Op, narrateur de cette histoire, est envoyé par une compagnie d’assurance chez les Leggett qui viennent d’être cambriolés, des diamants ont disparu. Seul témoin : leur fille Gabrielle, jeune femme instable au visage de renard et aux fréquentations douteuses… Si Gabrielle est sa principale suspecte, le détective découvre que le père de celle-ci a lui aussi beaucoup de secrets et que les morts violentes se succèdent autour des Leggett. La jeune Gabrielle, accroc à la morphine, adepte des sectes, quant à elle, est persuadée qu’une malédiction pèse sur sa famille. Dans le San Francisco des années 20, ce qui n’était qu’une simple enquête sur un vol de bijoux devient une course contre la folie.

Le troisième, Citoyens clandestins de DOA (Dead on Arrival), français.

A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. Une véritable petite saloperie se balade dans la nature et il ne s’agit plus seulement de sauver quelques milliers de vies humaines. L’Etat français, ou certains de ses représentants, est prêt à tout pour éviter ce qui pourrait être une hécatombe comme un formidable scandale. Il y a des jours où l’Histoire avec un grand H tape à votre porte et l’esquiver ne sert à rien. La jeune journaliste Amel Balhimer ou l’apprenti jihadiste Karim ne le savent pas encore mais leurs destins sont désormais bien au-delà de l’ordinaire raconté au 20 heures. Un homme, ailleurs, braque la lunette de son fusil high-tech sur la fenêtre éclairée d’une ferme. Démarre alors un effarant compte à rebours…

Enfin le quatrième et dernier provisoire, D’excellents voisins de Saskia Noort, néerlandaise. Ce livre nous plonge dans un huis clos érotique et violent dont je me garderais bien ici d’en faire la description. C’est une tentative de lecture. Je me le réserve pour la fin de l’été.

Je vous donne donc rendez-vous ici afin de partager mon appréciation de lecture ! Et vous quel a été votre choix ?

Pages blanches

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