On n’envoie pas d’avocats chez un hacker

Sony a quelques soucis depuis qu’ils ont eu la très mauvaise idée d’envoyer leurs avocats chez un hacker qui avait craqué leur console PS3. En soi ce n’était pourtant pas un gros souci, puisque ce genre d’évènement peut induire une hausse des ventes, la console devenant d’un coup davantage « open ». Le seul problème, de taille, est pour les éditeurs de jeux qui voient de fait, leurs produits utilisés à moindre coût.

L‘erreur de SONY, car il y en a une si l’on suit l’évolution du cours de son action en bourse, est d’avoir oublié qu’un hacker est rarement seul, et qu’il y a derrière lui toute une communauté. C’est également oublier qu’un hacker n’est pas dans un même système de valeur. L’argent n’a la plupart du temps aucune espèce d’importance, seul l’exploit ou le challenge compte. Ainsi, c’est dans l’exploit du hack que réside l’intérêt du hacker, qui peut même, dans certains cas, lorsque le risque est trop important pour les sociétés impactées, confier l’origine des failles voire les rustines, aux responsables de la sécurité des réseaux de ces boites. Hélas, même dans ce cas, il y a retour de manivelle.
Ainsi SONY en commettant ces erreurs, s’est mis à dos toute une communauté de hackers qui n’ont désormais comme seul objectif que de faire tomber tous les serveurs de SONY. Et ils y parviennent ! La conséquence directe est une chute des actions SONY en bourse qui s’initie clairement au moment des premières attaques. Les dégâts à plus long terme pourraient être encore bien plus graves, puisqu’on parle alors de licenciements massifs dans les entreprises de la marque partout dans le monde.

C‘est donc un petit jeu dangereux. Cela montre également le décalage entre une population active dans le business, et une autre population peut-être en dehors du système du travail, et encore, mais pour lesquels les valeurs tant vantés par le capitalisme, pour faire court, n’ont aucune influence sur eux. Cela montre également l’incompétence de certains diplômés en informatique, qui en savent incroyablement moins que certains bidouilleurs. Il ne s’agit pas de faire d’amalgames, mais on peut tout de même relever cet aspect surprenant. La palme de l’incompétence revient aux stratèges de la marque, qui n’hésitent pas à torpiller l’avenir de toute la société SONY pour sauvegarder un pré carré qui avait de toutes manières, structurellement, une durée de vie limitée (la console PS3).
Rappelons enfin à tout hasard, que le système économique actuel repose pour l’essentiel sur une notion floue de confiance. Si tous les serveurs sautent les uns après les autres, quid de cette confiance ?

1 commentaires On On n’envoie pas d’avocats chez un hacker

  • « Depuis le début de la série, nous en sommes à la 13e intrusion donnant lieu à une fuite pour Sony, on peut considérer qu’une immense majorité de son catalogue client a été divulgué en ligne. »
    Source : Reflets.info

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