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Prédictions politiques

En 1987, l’Évènement du Jeudi titrait fièrement à sa une : « Pourquoi Chirac ne sera jamais président ». Ils étaient sûrs d’eux. Moult analyses étayaient cette affirmation, et M.Chirac fût élu deux fois, tandis que l’Evènement du Jeudi disparaissait du paysage journalistique 1. Nous retrouvons aujourd’hui encore le syndrome du devin, comme quoi l’expérience des autres ne sert pas toujours, avec M.Royal et son hypothétique succès aux présidentielles de 2012.

C‘est plus fort qu’eux. Les journalistes, qui se disent analystes, s’imaginent au grès d’un vague sondage tendancieux (ou comme celui-çi) pouvoir dégager des prédictions politiques. Rien pourtant ne pourrait confirmer, ou infirmer, de telles prédictions. Au nom de quoi par ailleurs, un journaliste pourrait-il se substituer au libre arbitre des citoyens-électeurs, qui, autour de moi en tous cas, ne pensent pas du tout à ce qu’ils vont faire dans trois ans.
Encore faudrait-il qu’ils survivent à l’apocalypse annoncée de 2012, puisque les Mayas ne voyaient pas plus loin que cette année là dans leur calendrier. Au passage, peu de personnes savent précisément pourquoi le calendrier maya s’arrête à cette année.  Pourtant, l’homme moderne, peut-être un lointain cousin des journalistes-devins, voit au travers de ces simples fait, également une prédiction, malheureuse de préférence.

De l’art divinatoire

Quelles prédictions ! Outre le fait que Mme Royal n’a plus de chances aux présidentielles de 2012, il y a des risques que le monde s’écroule la même année, ou bien que Dominique Strauss Kahn (DSK) soit en vue pour le poste suprême en France. Sans relation de cause à effet entre l’apocalypse et ces personnes, ces affirmations demeurent pure fantaisie. En effet, si les Mayas avaient une conception cyclique du temps qui explique un renouvellement en 2012, Ségolène Royal a été une perdante honorable des dernières élections présidentielles et a sans doute marqué la société et le parti socialiste durablement. Tandis que DSK n’a aucune ambition présidentielle, car il est grillé par sa fonction internationale lointaine du fond monétaire international (FMI), et par son côté bon père bien dodu qui rassure, mais qui ne suffit pas à masquer une complicité dans l’action sarkosienne de dégradation des repères sociaux et politiques.
Quant aux journalistes-devins, leurs tentatives maladroites de vouloir lire l’avenir avec l’aide de sondages bancals, risquent fort de faire long-feu auprès d’un électorat qui en a vu d’autres, et qui finalement pourrait fort bien se passer de ces conseils lors des échéances visées. Il ne faudrait pas alors que les journalistes se plaignent de ne pas vendre leurs feuilles de choux. Ce serait également regrettable qu’ils condamnent  internet, parce qu’ils seront in fine totalement dépassés par l’intelligence de réseau. Voilà l’avenir n’en déplaisent à ceux qui assimilent trop rapidement le net avec une poubelle !
Les analyses à l’ancienne, trouvent désormais, leurs limites. En tous cas ces analyses semblent trop immédiates, et sans réel fondement expérimental pour être crédibles. Elles sont alors beaucoup trop visibles, et polluent davantage le paysage socio-politique français pourtant déjà très confus.
Souvenez-vous  de l’Évènement du Jeudi !

  1. Il faut tout de même admettre, que ceci n’est nullement la conséquence du titre prémonitoire, raté.

Commentaires

Claudius
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il en est de même pour les prédictions économiques.
Les experts ont de plus en plus remplacé les comiques.
Une des émissions les plus emblématique de cette consommation d’experts en tous genres, c’est « C dans l’air » qui nous explique toujours pourquoi ce qui arrive est normal et était prévisible … mais après que ce soit arrivé.
Parmi les experts, il y a des journalistes mais aussi des économistes, des statisticiens, des sondeurs d’opinions, des maîtres à penser et quelques enculeurs de mouches.

fantasio
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Je crois qu’un vote identique en France ou dans n’importe quel pays européen aurait obtenu le même résultat. Qu’on le veuille ou non, cette religion fait peur. Bien qu’en aucun cas un appel à la prière ne se fasse du haut des minarets (j’aurais été contre aussi) ce symbole choque. Déjà à l’UMP on murmure qu’il n’est pas besoin d’un vote. Il suffit d’interdire les minarets au nom du respect de l’environnement architectural. Alors personnellement j’ai du mal à défendre les religions (je serais plus pour l’interdiction des cloches appelant à la messe)mais il est clair qu’on assiste à une discrimination. Et bien sûr le problème n’est sûrement pas dans la construction de mosquée mais plutôt dans la pratique clandestine d’une religion et la tentation des musulmans privés de légitimité de basculer dans la radicalité. Luttons plutôt contre l’influence néfaste de TOUTES les religions.

Raoul
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En effet, les religions, telles que la majorité des hommes les conçoivent, ne peuvent qu’être néfastes.
S’il en fallait une preuve supplémentaire, regardez comment le débat actuel évolue en France sur l’identité. Les minarets deviennent les vedettes.

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