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Facebook, Twitter et mon cyber personnage

Les réseaux sociaux sont actuellement le centre de nombreuses  discussions sur le net. Sur Facebook on parle de quizz, sur twitter on parle de twitter et de Facebook, sur Friendfeed on ne parle plus que de Facebook, et ailleurs sur la toile on analyse à tout vent l’utilité et le devenir de ces réseaux sociaux. A quoi peuvent servir ces services ? Est-ce bien ou inutile ? Que puis-je en faire ? Que choisir ? Les questions ne manquent pas car on imagine qu’il y a autant d’applications possibles qu’il y a d’internautes. Pourtant si l’on sort du giron très confidentiel et éphémère des gens d’influence sur le net, on constate rapidement que votre place dans tout ce fatras n’est pas évidente.

Réseaux Sociaux

Afin de ce faire une idée pas trop hasardeuse, rien ne remplace l’expérience. C’est ainsi que je me suis inscrit sur Facebook il y a plus d’un an, sur Twitter il y a quelques mois, puis sur Friendfeed, Tumblr et tout l’attirail qui va avec : bit.ly, twitpic, twitterfeed1 Je n’avais pas particulièrement besoin de ces outils mais j’étais intrigué par leur potentiel. J’ai tenté de participer un peu aux groupes francophones (vraiment peu car le temps m’est compté), lu avec assiduité les 200 tweets quotidiens, cliqué sur les liens (au contraire de la plupart des utilisateurs de Twitter), répondu à quelques personnes que je ne connais pas (sans retour souvent), voulu partager mes quelques billets d’ici et de mon portail. Une effervescence que je trouve disproportionnée et dont l’impact est invérifiable pour moi. Ce qui est certain c’est que je me suis senti un peu seul. J’avais l’impression de lancer des bouteilles à la mer, combien même je ne fus pas au désespoir.

Il n’existe en effet rien de logique dans l’utilisation de ces services. L’objectif initial est cependant tout à fait limpide : mettre les gens en relation, si possible les personnes avec lesquelles vous avez des affinités et partager avec elles ce que vous écrivez ou produisez sur le net.

Pour en finir avec les doutes sur les réseaux sociaux

J’ai donc cet objectif en tête, et je découvre ainsi un premier élément illogique. En effet, ce sont surtout les gens appartenant déjà à des réseaux réels qui se retrouvent sur les plateformes de microblogging comme Twitter. Ce sont également les gens qui font de leurs blogs une profession, ceux qui sévissent dans des réunions web 2.0, qui sont journalistes free-lance, ou bien encore designers, chercheurs, docteurs ès-truc-du-web en quête de contrats ou pour qui c’est leur quotidien professionnel. Bref ceux qui sont sur Twitter sont ceux qui cherchent à profiter d’un effet de masse qui pourrait être fructifiant, et ceux dont c’est leur job.
Ces personnes n’ont en réalité, surtout sur Twitter, que très peu de choses à vous dire, vous qui êtes comme moi, un citoyen classique, qui a une famille, un métier et une passion peut-être du net, mais proportionnelle aux impératifs-temps des deux premières occupations principales (surtout essentielles).
Le second point illogique qui m’apparaît, est le rapport qui existe par exemple sur Twitter entre le nombre de contacts ou followers, et le temps nécessaire pour profiter de ce qu’ils ont à dire. Sur Twitter en effet, il est d’usage d’espérer un maximum de followers. Et tout le monde fait comme ça. Ainsi celui qui a 3000 followers est tout fier. La question que je me pose c’est comment fait-il pour lire autant de tweets et interagir avec autant de personnes (ou robots) différents ? Et s’il lit ces twits 2, que peut-il faire d’autre sur son ordinateur ? Le temps qui passe est-il alors un facteur négligeable pour lui ? En bref, comment est-il raisonnable de passer autant de temps pour quelque chose de si superficiel ?

Réflexions

J’aime le net, et j’espère échanger des points de vues, des images et impressions avec d’autres passionnés, je me dis alors que Twitter est idéal. Sauf que ceux qui sont dans mon cas, ne perdent pas leur temps avec Twitter. De toutes mes connaissances dans la vie réelle, familiales, amicales ou professionnelles, je ne connais absolument personne qui utilise Twitter. J’ai presque 100 followers (ce qui est très peu). Je n’ai échangé depuis 5-6 mois que trois ou quatre twits avec eux, bien que j’ai publié près de 300 messages et lu une quantité astronomique de twits. Au quotidien, Twitter me fait perdre beaucoup de temps par rapport au gain réel, c’est à dire quelques liens. En revanche je peux à loisir assister aux privates-jokes du corps des business-web, fort sympathiques, mais qui semblent utiliser le service pour s’auto-alimenter. On aurait presque l’impression que certains twitent afin de pouvoir le faire. Simplement.
Pourtant on parlait de l’utilité de l’information sur Twitter. Ce n’est pas inexact, mais il faut relativiser. Qui parlait de cela si ce n’étaient les journalistes, et entre eux ? Quant à l’idée d’une information instantanée, je crois bien que Twitter n’a rien inventé, et le fait de devoir avoir une connexion limite sérieusement cette notion d’immédiateté. Une info immédiatte doit être préhensile partout et par n’importe qui.
Quant à Facebook, c’est tout de même un peu plus simple. Vous avez un certain nombre de contacts, que vous connaissez la plupart du temps (ce n’est pas la règle), et avec qui vous voulez partager deux ou trois choses. Le problème c’est que Facebook n’est pas conçu pour être segmenté et encore moins discret. Ainsi si vous voulez partager avec votre famille des photos, vous le pouvez, mais votre collègue de travail ou votre patron pourraient en profiter. En revanche vous êtes tenu de lire tout le bazar qui arrive de tout le monde, surtout les milliers de quizz qui fleurissent comme de l’acné sur un visage. Vous avez dans le même sac votre collègue de travail et votre s?ur, votre voisin ou votre ami d’enfance, votre ex ou votre femme actuelle. Il est illogique de prétendre partager la même chose avec toutes ces personnes, à moins que vous ne décidiez d’être parfaitement impersonnel, mais dans ce cas pourquoi utiliser un tel processus sensé donner teneur à votre cyber-personnage ?

Ainsi une analyse à froid de l’usage de ces services de réseaux sociaux semble en ce qui me concerne ne révéler qu’une suite d’aspects illogiques, chronophages et donc incompatible avec une vie de famille classique et pérenne. De plus lorsqu’on a été depuis longtemps habitués aux échanges sur le net via IRC, forums, ICQ, MSN, Skype ou Xfire, se retrouver au fin fond d’un réseau ultra rapide (vous twitez, vous disparaissez), et devenir paradoxalement davantage anonyme après l’utilisation d’un Twitter qu’avant, on a bien envie de déprimer, ou plutôt d’éteindre son ordinateur.
Le tout étant sans doute de savoir véritablement ce que l’on cherche.
Je crois qu’il faut savoir se limiter dans l’usage des réseaux sociaux. L’idéal étant de pouvoir fonder chez soi un réseau clair de contacts, avec lesquels vous désirez partager de manière ciblée des informations, ou bien vos créations. Un tel réseau n’existe pour l’instant pas, à part peut-être Friendfeed. Ce dernier vient d’être acheté par Facebook. On peut donc raisonnablement s’attendre à avoir demain un produit hybride, qui proposera de compartimenter efficacement ses réseaux, et de distribuer correctement les informations qui proviennent de vos créations (humeur, papier d’un blog, photo, images ou vidéos), aux bonnes personnes que vous aurez choisies.

carte des réseaux sociaux

J‘ai lu chez Thierry Crouzet que ?Le web se soutient lui-même. Nous devons poursuivre sur cette voie, non pas passer par des n?uds centraux qui impliquent le contrôle ?
C’est en effet un aspect particulier des réseaux auquel il faut songer. Pourquoi valoriser à l’excès vos créations personnelles sur des réseaux dont nous n’avons, nous particuliers, aucun contrôle et très peu de possibilités de sauvegarder nos contributions. Ainsi sur Twitter, tout ce que vous écrivez finira toujours par disparaître. Il existe des solutions de sauvegarde, mais le concept de partage n’existe alors plus. De plus comme nous l’avons vu, vous êtes noyé dans une masse énorme de données. Vos mots n’ont pas d’existence valorisante dans le temps. En tous cas beaucoup moins que si vous les hébergiez sur votre propre site. Quant aux commentaires, l’idée de les confier à un prestataire tiers est risqué (Disqus par exemple, Google se lance également dans cette niche). Que se passe t-il en effet lorsque ce service disparaît. Que savons-nous sur l’exploitation qui est faite de nos paroles ? Au royaume d’internet, les seigneurs sont fragiles, et les étoiles montantes parfois éphémères. Et le réseau des réseaux finit par avoir sa propre évolution, au delà de ce que vous pouviez imaginer initialement. La maîtrise de votre empreinte cybernétique est un facteur essentiel de votre liberté réelle.
Si pour vous internet est synonyme d’indépendance, de liberté et de créativité, les réseaux sociaux risquent de vous étouffer. Valorisez davantage vos propres plateformes. Utilisez plutôt vos réseaux par le biais des mails et les agrégations (syndication ou flux RSS). Deux bons vieux systèmes qui ont fait leurs preuves et sur lesquels  se fondent toutes les nouvelles plateformes des réseaux sociaux.

Finalement, que choisir comme plateforme sociale ? Est-ce indispensable pour moi qui ai un usage amateur du web ?
Avec ma modeste expérience, je pense qu’il faut essentiellement privilégier son propre site web, sa propre conception créative, et si vous ne souhaitez pas créer mais simplement échanger, alors sans doute est-il utile d’adopter un système fédérateur. C’est le gros point fort de ces services.
A mon sens Twitter ne présente à ce jour encore aucun intérêt immédiat et naturel, pas davantage que la phrase d’état sur MSN dont il s’est inspiré. Vous ne pourrez sans doute pas du tout l’utiliser pour communiquer, à moins qu’un jour il ne soit traduit en français, et qu’il soit utilisé systématiquement. Twitter n’est alors plaisant que lorsque vous êtes passionné des gadgets (un peu comme moi je le reconnais).
Votre peu de temps disponible pour aller devant votre écran d’ordinateur n’est compatible qu’avec un système comme Facebook . C’est le système le plus simple et le plus clair. Il a ses défauts bien entendu. Il est très perfectible et sa logique demeure anglo-saxone plus que latine. Il progressera rapidement dans les mois qui viennent, ne serait-ce pour s’affirmer comme carrefour du net, sans doute le seul objectif stratégique viable pour ses concepteurs.
Enfin si vous voulez sortir de l’anonymat sur le net (ce qui n’est pas nécessairement utile) et homogénéiser votre empreinte cybernétique, usez des réseaux sociaux comme simple outil de mise à disposition de votre nom ou de votre pseudo, qui devra être le même tout le temps. Le reste devra provenir de vos propres créations qui seront valorisées par la syndication qui elle-même sera efficace si elle est relayée par les réseaux sociaux que vous saurez exploiter justement. C’est toute l’ironie de la chose et c’est le côté stupéfiant de Twitter. Au début vous ne savez pas quoi en faire, et à l’usage il deviendrait quasi indispensable. Ses applications sont déjà innombrables, et personne ne peut prévoir quelle utilisation réellement utile ce système pourrait avoir demain.
En tant que webmestre je reconnais un intérêt certain dans Twitter. Il permet d’étendre le champ d’influence de mon site perdu dans la toile. Mais sachant qu’il y a plusieurs dizaines de milliards de pages internet, que ce chiffre est exponentiel, et que 75% du web mondial est chinois (voir ce billet par exemple), il serait sans doute sage de garder nos prétentions pour autre chose.
Ainsi il semble que l’on pourrait se contenter de Facebook et de Google. Les deux utilisés conjointement offrent suffisamment de solutions pour étendre l’influence de votre blog par exemple.
Pourtant laisser le soin à ces mastodontes de gérer et diffuser toute son identité numérique  est-il raisonnable ?
Quelle place aurait alors dans cette logique l’Open-Source ?

  1. Vous pouvez vous reporter à un de mes petits articles à ce sujet. Le vocable Twitter y est explicité. Si vous avez peu de temps et que malgré tout vous adorez Twitter, tentez les solutions d’organisation des flux comme Tweetvisor.
  2. « Twit » ou « tweet ». Tweet signifierait gazouillis en anglais – on lit parfoit twitt, personellement je n’en sais rien, mais comme nous sommes sur Twitter, on pourrait simplifier et franciser par « twit », qui ne signifie en revanche rien c’est certain.

Commentaires

Raoul
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Comme quoi il peut y avoir autant d’intérêts pour les réseaux sociaux, qu’il y a d’internautes.
Ce qui me dérange un peu tout de même, c’est que j’ai vaguement l’impression que sont exclus de ces systèmes, une très grande part des internautes qui ont un job qui n’a rien à voir avec le web, et qui ont une famille. Je ne parle pas de ceux qui ont une connexion aléatoire ou un matériel défaillant …

fantasio
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twitter, Facebook… l’engouement pour ce genre de sites est un mystère pour moi. Je ne comprends pas l’intérêt qu’ils peuvent avoir à part flatter l’ego de quelques uns. Et puis comme le remarque Honorgate, quelle perte de temps ! Contrairement à Claudius je ne pense pas que les forums soient voués à disparaître. Ils se spécialisent, deviennent moins imposants en taille mais restent indispensables. Autrement, une question : pourquoi s’acharner à multiplier le nombre des amis qui n’en sont d’ailleurs pas ? C’est un peu puéril non ? Je peux me tromper mais j’ai l’impression que Facebook & compagnie ne sont qu’une mode et que comme toutes les modes elle ne durera pas.

Raoul
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Je ne suis pas certain que les réseaux sociaux soient véritablement une mode éphémère.
Je crois au contraire, ainsi que je le disais, qu’un site comme Facebook va devenir à l’instar de Google un carrefour universel du net dans un avenir assez proche.
Ainsi l’utilisateur d’internet lorsqu’il arrivera sur le net aura affiché en premières pages Facebook, à partir de laquelle il surfera.
Quant au devenir des forums, je suis d’accord, les forums thématiques ont de grandes chances de persister encore longtemps. En revanche les forums généralistes du type « on tape la discut » sont voués à disparaître. Les communautés se construisent en effet désormais à partir des réseaux sociaux et non plus depuis des zones de rencontre comme le fut ces forums. 🙂

fantasio
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Je ne suis pas sûr du tout que ce sera le cas. D’ailleurs tu affirmes toi-même que dans tes relations familiales, amicales ou professionnelles, je ne connais absolument personne qui utilise Twitter. Ce qui relativise quand même le phénomène d’autant plus qu’il me semble que tu es un être « social ». Encore une fois, je ne vois pas ce qu’apporte ce genre de site. Sauf un grand déballage que je trouve personnellement assez indécent. Franchement je me fous un peu de savoir ce qu’un tel pense de ceci ou de cela, de ses créations, coup de coeur, lectures… sauf s’il est un véritable ami bien sûr. Je trouve cette mode (j’y tiens) assez superficielle. En fait cela flatte surtout l’ego d’afficher 300 amis ou de faire admirer ses photos. (Ha ces soirées diapositives ! ) Non, décidément je préfère me cantonner à un surf qui me permet de m’arrêter sur tel ou tel blog ou site. Et pourquoi un forum « on tape la discut » serait voué à disparaître ? Car avec le système Facebook, il me semble que le danger est bien de se retrouver avec uniquement des gens de la même classe, de la même culture, de la même façon de penser… encore une sorte d’uniformisation non ?

Raoul
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Je suis d’accord avec ça. Si utiliser Facebook ou Twitter ne sert que son égo, ça n’a aucun intérêt. Il est probable que beaucoup l’utilisent dans ce sens.
Je pensais davantage à un lieu commun d’échanges. J’ai lu tel livre, je partage quelques infos, tel film, de même, tel site web également. On imagine que comme plateforme commune de découverte, Facebook aurait un intérêt. C’est ainsi que je vois ce type de plateforme comme intéressantes. En disant cela je ne prétends pas que ce soit indispensable non plus. 😉
Si je prends ma propre expérience, je refuse plus d’amis que j’en accepte, car je n’imagine pas partager avec tout le monde la même chose (c’est une faiblesse de Facebook). Twitter c’est encore autre chose, à titre personnel je ne peux pas l’exploiter, en revanche en tant que webmestre ayant une ou deux choses à partager, pourquoi pas.

Il y a donc un potentiel je crois avec les réseaux sociaux, surtout qu’encore une fois on ne sait pas comment cela va évoluer. Personne ne peut prétendre le savoir.
C’est comme tout finalement. L’usage des mails au niveau zéro c’est forwarder des mauvaises blagues ou des hoax. Certains le font encore. Les réseaux sociaux c’est la même chose. Le niveau zéro c’est le narcissisme. Le niveau zéro + c’est de rester entre groupuscules fermés et de même caste.
L’usage d’un outil peut être obscur ou lumineux. Tout dépend dans quel état d’esprit l’ouvrier l’utilise.
Pour les forums généralistes rien n’est scellé c’est évident. Cela dit il se dégage actuellement sur la toile une tendance qui ne semble pas s’inverser, et qui risque de se poursuivre avec l’explosion de l’exploitation des réseaux sociaux.

Nad
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Belle discussion !
Je suis très proche de l’opinion de Fantasio sans pour autant être totalement en contradiction avec les autres.:p
Les forums c’est mieux, à mon sens, c’est plus varié et amusant, plus riche aussi, quand ils fonctionnent bien, moins « communautarisme » mais leur principal problème c’est que une ou deux personnes travaillent (et/ou payent) pour les autres qui ne prennent rien sur eux, pas meme ce qu’ils disent, alors forcément, ça s’étiole, comme le dit Claudius, forcément…

Claudius
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Attention : le terme « amis » sur facebook est un … faux ami comme on dit. Il s’agit tout au plus d’une liste de correspondants dont on tient à voir les interventions sur l’écran. C’est un peu comme la liste de membres d’un forum.
J’ai peu d’amis dans cette liste mais tous ceux qui font partie de cette liste ont écrit, à un moment ou à un autre quelque chose qui m’a intéressé ou sont susceptibles de m’apprendre quelque chose sur un des sujets que je suis.

Il en est de même pour les liens que je fais figurer sur mon blog.

Je ne tire évidemment aucune gloire à avoir plus « d’amis » que tartempion et il m’est arrivé de refuser des demandes d’amis parce qu’elles n’étaient pas motivées.
Je me suis d’ailleurs fait également virer de listes « d’amis » parce que j’avais émis quelques doutes sur leurs opinions (une fois, en fait, il s’agissait de Martine Aubry)

Facebook est dangereux pour les forums parce que, par l’intermédiaire des « groupes » il est constitué d’une multitude de forums.

Loin de moi l’idée de supprimer les forums, c’est là que j’ai trouvé des personnes que j’apprécie énormément et qui ont frisé parfois, pour moi, l’exceptionnel, mais sur facebook, par exemple, je fais partie de plusieurs groupes de littérature, d’amateur d’arts plastiques, de céramistes, d’amateurs de photographies, etc…

J’ai l’air, sur ce fil, de défendre bec et ongles les sites de réseau, je suis conscient du fait qu’ils sont très loins d’être parfaits. Je veux juste témoigner du fait qu’ils ne sont peut-être pas aussi nocifs que certains le pensent.

Raoul
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Effectivement Claudius les réseaux sociaux sont loin d’être parfait. Toutefois ils sont tous très jeunes, et leur évolution reste impressionnante.
C’est l’usage qui est fait de ces réseaux qui me semble le plus discutable. Comme je le disais je ne comprends pas du tout l’intérêt de la course au numéro (tiens ça me rappelle quelque chose ça).
L’état d’esprit dans lequel est fait usage de ces réseaux est aussi varié qu’il y a de personnalités. C’est donc fatalement un peu brouillon comme lecture.
Je suis d’accord avec Nad et Le Fantasio sur le danger de caste qui existe avec ces systèmes, dangers que l’on ne devrait pas retrouver sur les forums. Pourtant l’usage montre qu’en définitive cela se passe également ainsi dans les forums communautaires.
L’idée de grande communauté est je le crains utopique, même en virtuel, surtout en virtuel. Nous sommes bien trop pressés d’éviter le doute. Ainsi, accepter la différence, plus encore, la contradiction, n’est pas la volonté de tous.
Je persiste à croire que l’avenir est à la combinaison de ces réseaux avec nos propres espaces virtuels. Finalement, les forums communautaires sont remplacés progressivement par l’usage élargi (réseaux + site web) des plateformes sociales.

Nad
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Oui, vous avez raison sur pas mal de points, j’en conviens aisément, les résultats sont là.
Il n’en reste pas moins que ce sont (encore) les plus « forts » qui « gagnent », cad ceux qui ont obtenu le plus de pub possible sur leurs interfaces, ceux qui ont eu la force économique de départ nécessaire pour acheter le plus de bande passante possible, ceux que personne ne viendra faire scier au nom de « la liberté d’expression » comme sur les forums francophones gratuits et sans pub.
Bref, c’est amerloque, c’est mondialisé, c’est grand, je m’incline, mais à bien y regarder…
Tant mieux, et tant pis.:)

Raoul
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Mais tu as parfaitement raison Nad. :+:
C’est la principale restriction que je ferais pour les réseaux sociaux : c’est beaucoup trop centralisé, cela échappe au contrôle individuel, et c’est du coup uniforme.
C’est pourquoi sur Honorgate Online il n’y aura jamais de systèmes de commentaires issus de ces plateformes. En effet c’est mon propre serveur qui gère non seulement les articles, mais également leurs commentaires. Ainsi je conserve la maîtrise de leur exploitation (qui respecte scrupuleusement la charte propre au réseau Honorgate Online), et également leur pérennité dans le temps. 🙂
En d’autres termes, et je te rejoins là encore, pas de business sur mes sites web.

Nad
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Je ne sais pas si j’ai raison, peu importe, je me pose parfois des questions sur le besoin réel ou inventé que nous avons tous de nous regrouper, de nous reconnaitre dans tel ou tel groupe d’humains, d’y pénétrer, voire de nous y vautrer.
J’aime bien te lire car tu te poses des questions de ce genre, toi aussi, et le fait de vouloir savoir c’est déjà reconnaitre que les réponses risquent de ne pas nous plaire car là où nous nous voudrions différents nous reconnaissons rechercher le « réseau ».
Conclusion: …:p

Claudius
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Comme toi, ce type de réseau m’intriguait. Je me suis donc inscrit sur facebook. Je n’y croyais pas tellement, noyé parmi les millions de participants, puis je me suis pris au jeu.
Une fois épuisée les inscriptions d’amis par connaissances (comme toi, par exemple, ou d’anciens membres d’autres forums), je suis parti un peu à l’aventure dans les groupes. J’y ai fait des rencontres inutiles mais aussi découvert un autre cercle de relation avec lequel j’échange assez régulièrement des opinions ou tuyaux notamment en matière d’expo d’art contemporain et photographie.
De plus j’ai pu rentrer en contact avec des gens comme Demorant (France Inter), Abiker ou des écrivains que j’aime bien.
Je participe à très peu de quizz puisque, tu as raison, il y en a très peu d’intéressants. J’ai pu m’amuser avec les gens de BravePatrie et d’autres au détriments de quelques pantins politiques.
Bref, pour moi c’est assez positif, même si ça m’éloigne un peu des forums (qui de toute manière s’étiolent l’un après l’autre)

F.
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Perso,j’ai déjà 2 blogs « classiques » puis,j’ai découvert et créé avec une amie (contact sur un blog),j’ai créé donc un forum,que nous avons intitulé »en toute liberté »…Et là ,je trouve que c’est bien car tous les sujets y sont abordés et commentés par les membres ..Comme je suis avec cette amie le créateur, »modérateur »:Nous nous donnons le droit de faire respecter les règles préétablies pour enter,participer;à savoir Tolérance,non violence,pas de racisme ,xénophobie d’aucune sorte…Il y a peu nous avons exlus 2 membres qui s’agrassaient sans cesse sans vraiment argumenter.Nous leurs avons dit qu’un forum n’etait pas une arène….

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