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Un café nommé absurde

C‘est le truc à posséder, le cadeau idéal, la machine énorme à faire un café tout petit se vend bien. Vous savez, les dosettes, en alu, ou rondes, que l’on place dans une machine super design? Non, je ne donnerais pas de marque. Chouette un bon café ! Mince que c’est bête autant d’emballages pour si peu, et à 15 fois le prix de café initialement produit !

café noir

Ah, vous aimez bien votre machine à expresso ? Et bien moi je la trouve révoltante cette machine. Songez, que des génies (oui c’est génial) ont réussi à relancer un marché qui était en perte de vitesse, celui du café. Pour cela ils ont inventé un concept fabuleux, faire avec du vieux et de l’ultra connu, quelque chose de luxueux, de rare et donc de précieux. Vendre un produit qui ne coûte rien – la pauvreté des producteurs peut l’attester, très cher, en réinventant le coup du grand cru emprunté au passage aux vignobles.
Ou comment vous faire croire que votre vieux café filtre est ringard face à l’extraordinaire perle noire qui goûte dans votre tasse depuis une machine fabuleuse qui extrait ce précieux liquide depuis un écrin scintillant.

Marketing génial pour papilles sous contrôle

A l’heure où l’on commence à se rendre compte que la société du déchet devrait se modérer si l’on veut voir demain encore un bout de planète saine, nous voilà en train d’approuver un concept honteux, car manipulateur, qui génère une quantité hallucinante de déchets pour un résultat gustatif auparavant connu et largement égalé par n’importe quel percolateur.

Aujourd’hui peut-être, nous commençons à sentir les limites d’une rémunération expéditive des producteurs initiaux, on approuve un concept qui permet d’enrichir un panel d’intermédiaires qui opèrent une captation (tel un héritage) en vendant un produit démesurément cher, sans pour autant que les producteurs ne gagnent un centime de plus.
Je ne comprends pas comment nous pouvons encore cautionner ces logiques. Car il n’y en a aucune à se satisfaire de quelque chose purement économiquement conceptuel, qui engendre une quantité fabuleuse de déchets, pour n’enrichir que les cerveaux qui ont eu suffisamment de lucidité pour nous retirer notre propre jugement. Car les grands crus de café ça n’existe pas. Car ce café que vous appréciez, il ne le doit qu’à la messe qui accompagne votre achat du concept, à ces classeurs de papier glacé, et à ces écrins dans lesquels trônent des capsules d’aluminium.
Vous avalez un concept, et oubliez la planète. Mauvais début de journée ?

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