Danger immédiat

Dans le jeu politique français, classiquement on peut opposer la droite à la gauche. L’un sera la logique de ceux qui ont une richesse à protéger, ou à exploiter, l’autre sera celle d’une idée humaniste adapté aux exigences actuelles. Dans la plus simple des configurations. Placer l’économie au devant de tous le reste, impose la lucidité suivante : dans les pays industrialisés la fécondité atteint des niveaux d’une telle faiblesse que l’avenir de ces populations semble compromise.

les bons choix

Poser cela ainsi, c’est réduire brutalement l’ensemble des paramètres à peu de choses. Certes. Pourtant il me semble qu’il est nécessaire à un moment, de se poser les bonnes questions. Le fait est, que si l’on privilégie une société axée sur la réussite sociale, donc celle d’une brillante carrière, on prend le risque de donner à la vie de famille et tout ce que cela comporte une face réductrice, en tous cas péjorative. Faire des enfants et les élever pourquoi faire ? Ce n’est pas valorisant, qu’est-ce que cela va m’apporte à moi ?

Dans notre culture moderne occidentale, cette valeur perd de sa consistance. Les jeunes filles ne perçoivent plus l’idée d’enfantement comme étant une idée valorisante, signe d’une quelconque réussite, en tous cas comme étant une valeur positive et constructive à part entière. Sinon pourquoi s’orienter vers de longues études, et une carrière à ce point prenante ? Caricature ? Voire. Car en Allemagne par exemple, l’indice de fécondité est à ce point bas, qu’à terme – 2050 – la population de ce pays sera essentiellement celle issue de l’immigration. Ce n’est pas en soi grave, mais cela montre les limites des primautés qu’accorde un système social pour son propre épanouissement. Il faut en effet bien admettre que toutes les mesures politiques d’un pays n’ont pour d’autres objectifs que de permettre à ce dernier de progresser, de grandir, et d’offrir aux générations futures davantage. En tous cas j’espère. Sinon, à quoi bon se lever le matin, étant donné que quoiqu’il arrive, cela n’aura qu’un temps.
Quel pourrait donc être l’intérêt d’un pays à mettre dans ses priorités l’intérêt économique, donc par extension directe cette valeur du travail et de la réussite, aux dépends de l’aspect simplement humain. Donner aux familles l’opportunité de s’épanouir dans leur très simple accroissement démographique devrait être la priorité absolue, sinon évidente.

Nous sommes là dans un paradoxe absolu. Des lois, des comportements, des impressions s’orientent dans un domaine tel, que les intérêts vitaux ne sont même plus assurés. Je pourrais dire aussi, que la protection de ses petites richesses trouve rapidement ses limites. Si les riches s’enrichissent, ils devraient alors assurer à eux seuls l’accroissement de la population. Absurde. Dangereux, car nous ne sommes pas loin de l’eugénisme. Ce n’est évidement pas le propos ici.
La clairvoyance serait donc de toujours mettre au premier plan les sentiments humains, qui doivent écraser par leur noblesse tout intérêt mercantile. La bonne cible serait dans l’application d’une politique qui saurait concilier les impératifs sociaux avec ceux de l’économie. Mais surtout d’un positionnement juste : l’économie est au service de l’homme et non l’inverse. Les objectifs doivent demeurer simples : préparer une société suffisamment propre pour que nos enfants puissent y trouver leur compte et s’épanouir à leur tour. Ainsi, on se rend compte peut-être que le comportement égocentrique n’a pas d’avenir, en tous cas pas pour nos proches.

C‘est rude comme constat je l’admets. C’est aussi sans doute un peu étrange. Mais les faits imposent les bons choix. Et notre politique ne doit pas devenir l’esclave de la possession, de la différence. Notre véritable richesse ce sont nos enfants. Faisons en sorte que leur développement soit aisé. Exigeons de nos politiques le bon discours, un discours humain, simplement et grandement humain, et le reste on s’en fout. Finalement une bonne question serait de savoir pourquoi déploie-t-on autant d’énergie pour en arriver à cet absurde constat?


la.gifNouveau rapport sur les migrations de remplacement publié par
la.gifla Division de la population des Nations Unies.
la.gifLes indicateurs européens de fécondité. Ces stats s’arrêtent cependant en 2004.
la.gifStatistiques UNICEF sur l’Allemagne.

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