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Acteurs de la sixième extinction de masse

Mise à jour du 6 septembre 2015 : Il semblerait que la thèse de cette sixième extinction ait quelques contradicteurs. En effet, s’il on se réfère par exemple à cet article, le nombre des espèces disparues ces 50 dernières années est de : 0 !
Au delà, l’homme découvre annuellement davantage d’espèces, qu’il n’en disparaît effectivement. Certaines thèses parlent même du réchauffement climatique comme un incubateur évolutif, plutôt qu’un facteur de risque de disparition.

Nous sommes les premiers -et donc a priori les derniers- à réaliser l’exploit de détruire à grande échelle la vie en quelques générations, alors que la nature met parfois plusieurs centaines de millions d’années à le faire. Nous pouvons dire qu’à ce titre notre réussite est spectaculaire.

Nous sommes les acteurs de la sixième extinction de masse, à la différence près, que lors des précédentes échéances, une espèce disparaissait tous les 200 ans, alors que depuis 400 ans c’est 179 espèces de vertébrès supérieurs que nous avons fait disparaître, soit une espèce tous les deux ans. Et le processus s’accélère. Ce n’est pourtant que l’estimation basse !
Ehrlich et Lovejoy prévoient un rythme de disparition compris entre 5000 et 25000 espèces par an. Ils se fondent principalement sur la biodiversité des forêts tropicales humides. Celles çi pourraient abriter entre 750000 et 2.5 millions d’espèces vivantes, selon les différentes estimations données sur cet écosystème très mal connu. Or ces forêts se réduisent comme neige au soleil, ou devrais-je dire comme feuille au feu.

Nous sommes les plus forts

La seconde grande innovation de l’homo sapiens sapiens est la facilité avec laquelle il peut modifier le cours naturel de la vie. En effet, alors que les précédentes extinctions de masse ont finalement permis une explosion de biodiversité, l’actuelle présente un tout autre aspect. Si cette période, qui a débuté au début de l’ère quaternaire, ne présentait initialement qu’un épisode mineur comparé par exemple à l’extinction de la fin du mésozoïque (celle des dinosaures il y a 65 millions d’années), son impact s’accroit de manière vertigineuse depuis la fin du pleistocène, c’est à dire depuis les débuts de l’expansion démographique de l’homme et de l’impact sur la biosphère de son activité.

Finalement, il n’est nul besoin d’imaginer l’ampleur de la catastrophe loin de chez nous. Des espèces disparaissent tous les ans en méditerranée par exemple, et sans doute dans votre jardin. Avons nous conscience, que nous sommes là parce que la diversité de la vie le permet. Notre mode de vie ainsi que nos adaptations sont assujéties à un environnement riche et varié.
Comment imaginer notre planète sans cette biodiversité ? Est-ce que surtout, tous les équilibres seront pérennes sans elle ? Personne ne pourrait prétendre répondre avec certitude et il est vain de croire que la science pourra y pourvoir, elle semble progresser moins vite que nous détruisons notre environnement. (Point de vue tout à fait personnel j’en conviens)

Quelques pistes:

Cet article est je crois un des plus anciens du site. C’est en lisant une page de libération.fr que je me suis rappelé l’avoir écrit à l’époque, après la lecture du livre « le grand massacre » auquel je fais référence ici. L’occasion était belle pour faire ainsi, dix ans après, une petite mise à jour !

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