Le fracas des lâches

Entendez vous les ambassadeurs du non référendaire ? Tiens, vous non plus. Pourtant ils étaient enflammés il y a peu de temps pour nous matraquer des tas d’avis, ou plutôt des tas de non. Alors quels sont les plans ? Où sont vos certitudes ? Mais en avez vous au moins, vous électeurs peureux derrière votre isoloir ?

Les démocraties modernes apprécient peu le référendum. Et c’est une sage décision. Par le passé, le peuple souverain, n’a pas toujours fait le bon choix. Ont été élus les pires régimes.
En tous cas, en France, nous ne sommes pas prêt de le revoir ce mode d’expression abracadabrant. Illogique dans tout son état. Car on ne répond pas à la question posée, c’est tellement humain. C’est tellement humain également d’avoir les idées courtes. Car où se situe l’honnêteté en prétendant à partir des urnes, clâmer un besoin citoyen impérieux ?

Nous avons pourtant des élus de proximité. Nous pouvons, et devons, interpeller nos députés, qui à leur tour interpelleront le gouvernement (ils sont payés pour cela, incroyable non ?). Car au regard des revendications récentes, nous devrions avoir des tas de choses à dire ! Et bien non. C’est tellement plus facile de le faire en glissant un petit papier dans une urne, lors d’une quelconque occasion. Plutôt que de profiter de la démocratie, nous préférons râler à chaque élection, crier à nous époumoner, à la façon comptoir de café toutefois, avec pour conséquence d’étranges résultats. Du coup, nous raffolons nous français, de cohabitations, de premiers tours présidentielles improbables avec des fachistes, d’un référendum calamiteux, d’alternances délirantes et j’en passe. Pendant ce temps, nous ignorons le nom de notre député, de notre sénateur, du président de conseil général, et certainement même de notre maire. Un comble ! Et quelle prétention !

Pensons nous vraiment être un acteur essentiel de notre pays, pour s’imaginer voter tel un sénateur romain ? Avons nous vraiment toute la connaissance nécessaire pour assumer pour un long moment, nos enfants nous remercierons lorsque nous serons dans notre tombe, nos inconstants actes citoyens ?
Et en attendant, histoire d’assumer, que faisons nous de notre refus européen ? – ah j’entends déjà les plaisantins pro-européens qui ont voté non, mais qui pensaient pour le bien de tous – Où sont les alternatives. Entendez vous comme moi ce silence ?

Ce qu’il y a de bien dans ce blog, c’est que je pourrais le ressortir régulièrement pendant au moins 10 ans, sans qu’il ne perde une ride …

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