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Une machine pour surveiller la machine

Hier les téléphones cellulaires de Bouygues Télécom étaient inutilisables. Ce fut auparavant la SNCF, le trafic aérien à New York, les lumières de Californie. L’origine : un bug. Mauvaise réponse.

On centralise, on met en réseau, on créé des nœuds de plusieurs niveaux de profondeur. Cela rend service à tout le monde. D’accord. Des hommes sont à l’origine de ces constructions. L’erreur est donc possible. En soi, ça n’est pas dramatique, ce qui l’est davantage c’est la stratégie adoptée, dictée comme d’habitude par la divinité du rendement. On supprime des hommes, et on place des machines à la place. Oui mais voilà, lorsqu’il y a une erreur de conception, ou une erreur de fonctionnement, un relais défaillant qui ne supporte pas une surcharge, qui surveille, qui rectifie ? Une machine ?

Et cette machine, n’a-t-elle pas également la même chance d’être défaillante, puisqu’on aura beau faire, les hommes seront toujours ses créateurs. Et alors que se passe t-il ? Et bien on ne maîtrise plus rien, des milliards d’euros partent en fumée, et ça ne marche pas mieux pour autant.

Des hommes. On n’a jamais fait mieux pour gérer les hommes et leurs outils. Ah c’est sûr ça coûte de l’argent et en plus c’est humain. Ça vit ces petites bêtes là, et il faut s’en occuper. En plus c’est un peu autonome, ça réfléchi. C’est autre chose que ces machines qui font ce qu’on leur dit, et qui travaillent en permanence, sans râler. Oui mais elles s?arrêtent parfois. Et nous d’être orphelins de nos progrès.