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Aux donneurs de leçon sur l’exil

La tragédie Syrienne s’invite à nos portes, les migrants arrivent et chacun se drape dans ses certitudes. La France est une terre d’accueil, et si ce statut n’appartient à aucun Français en particulier, il est régulièrement mis à mal spécialement depuis que les populistes hurlent sur les ondes en racontant n’importe quoi.

Les populistes sont ces gens, de la classe politique qui prétendent, probablement à juste titre, représenter un courant citoyen sinon majoritaire, au moins en pleine ascension. L’arrivée des migrants Syriens, qui n’est bien entendu pas sans conséquence pour l’organisation locale des pays, a laissé le champ à bon nombre d’arguments souvent fruits du fantasme. L’un de ces arguments que l’on entend fréquemment, en tous cas dans ma sphère professionnelle, c’est d’affirmer que ces Syriens feraient mieux de défendre leur pays plutôt que de venir manger notre soupe. Lire la suite

La marche contre la terreur

Aujourd’hui dimanche 11 janvier 2015, une marche en principe silencieuse, avec tous les citoyens qui le souhaitent, se déroulera à Paris en France. Comme tout citoyen de ce monde, des chefs d’état seront là. Qui ? En s’en moque. Car ce n’est pas le sujet. D’aucuns pourtant en profite pour le relever, en mimant la connaissance, et se focaliser sur l’échec annoncé d’un tel rassemblement, car vous comprenez, je ne me mélange pas à ces gens là.

Ils profitent même de l’occasion pour s’exprimer. Pour l’écrire dans un blog (non je ne mettrais pas de lien), pour l’exprimer sur Twitter, ou ailleurs sur les réseaux sociaux.

Je les remercie, sincèrement, pour le courage de l’expression. Et je constate alors que l’union sacrée, après une émotion exactement identique partagée par tous les hommes, n’aura durée que l’espace d’un souffle. Leurs billets ou leurs tweets m’ont donné envie d’aller finalement à cette manifestation. Pourquoi ? Parce que ces propos, ne sont que la démonstration de la vanité. La vanité de ces hommes qui ne supportent pas l’ombre d’un instant, d’être dans une masse, sans même se rendre compte que la masse alors formée, ne l’est que par se qui fait que nous sommes tous les humains, simplement, animés par le même sentiment d’effroi face à la barbarie. Lire la suite

Une certaine idée de la représentation

Être représentant d’un groupe est sans doute un des exercice les plus délicats qui soit dans la vie d’un homme ou d’une femme. C’est délicat puisque vous devez à tout moment associer votre passion, votre détermination au service de ceux qui vous font confiance. Et cela ne vous laisse pas sans marque.

La fonction de représentant dans un corps de métier, ou une société implique de savoir s’effacer, malgré une passion qui vous amène à épouser ce job, au profit des autres. Tout particulièrement, vous devez comprendre votre personne comme étant un simple messager, un système vertueux d’efficacité. Pour autant, c’est bien votre personnalité qui doit faire la différence, qui doit s’affirmer, puisque par les élections, c’est vous que l’on choisi.

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Clameur et réalité

Je discutais hier avec un groupe de collègues dont l’un d’eux affirmait avec vigueur l’existence d’un vent de révolte soufflant au sein de la population de France. Je n’étais pas aussi affirmatif que lui. Ce fut l’objet d’un échange assez vif, car passionné, et lui de dire que je devais vivre dans une grotte pour ignorer cela.
L’occasion était donc belle de me justifier quelque peu sur des hypothétiques origines d’une déprime sociale.

Je lui accordais bien qu’en effet, depuis quelques temps on entend un clameur. Enfin, on lit une clameur plus exactement. Et c’est important de le préciser, car on le lit sur les réseaux sociaux. Alors précisément, parlons-en si tu le veux bien, car cela me fait penser à trois torrents. Trois torrents qui se rejoignent et forment la rivière de la clameur. Pardonnez-moi, je ne voudrais pas non plus faire une thèse sur ce sujet, mais si je pouvais bénéficier de votre indulgence pour mes raccourcis, ce serait chouette. Lire la suite

La démocratie directe, une bonne idée ?

C’est une idée déjà appliquée par moment, très tentante, mais qui pose un certain nombre de problèmes. Ce billet est une capture d’une discussion, animée, à propos des solutions démocratiques qui pourraient exister en France, réponses peut-être au mal être ambiant actuel. Du moins pour une fraction de citoyens. 

Afin d’appliquer une forme de démocratie directe, nous pourrions choisir le tirage au sort parmi les citoyens. C’est une option qui a été choisie dans des groupes organisés, tels des entreprises, privées ou publiques. Mais l’expérience montre que cela ne fonctionne pas, car en terme de représentativité, il y a des prérequis. Il y a également la notion de disponibilité. Lire la suite