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Primaires

Un des rares moments où le citoyen use de sa démocratie c’est lorsqu’il s’exprime par le vote.
Les primaires ont ceci de moderne, et en avance sur les partis qui ne le font pas encore en France, qu’ils permettent aux citoyens, dès le début d’une campagne, de sélectionner leur futur président de la république.
Être responsable, ce n’est pas que s’indigner. Le vrai responsable est celui qui courageusement, admet que la politique est au départ de toute chose. Vos revenus, l’orientation de vos enfants, le sort de vos parents, le confort de votre famille, leurs choix et leurs espoirs, votre présent et votre avenir. La politique fonde chaque élément qui organise la société.
Ainsi, parler politique c’est vouloir contribuer, même modestement, aux progrès, afin d’offrir à vos enfants ce que vos parents ont commencé à construire.
Voter, c’est le premier acte d’un bâtisseur.

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Pour suivre les primaires socialistes.

Un avenir du socialisme en France

Après la curée des dernières élections européennes, on ne peut que constater la lente érosion du parti socialiste français. C’est peut-être le résultat de la corruption intellectuelle de ses dirigeants. En effet, ce que le PS (Parti Socialiste) n’a sans doute pas intégré, c’est que l’idée de gauche n’est pas la propriété exclusive du parti. Cette idée est post-moderne et ne peut trouver de débouché dans le classicisme politique. Divers courants politiques de gauche la portent, et la bande à Sarkozy  puise ses idées à la source du socialisme dès qu’elle le peut.  Ainsi, j’en suis persuadé, la gauche en France a tous les atouts pour signifier l’avenir. Il faudrait toutefois qu’elle les saisisse. Ces atouts sont peut-être au nombre de deux : la jeunesse et la VIème république.

Illustration Erik Johansson

Lorsqu’on s’enfonce,  un bond en avant est souvent salvateur. En ce sens, les anciens doivent laisser aujourd’hui la place aux jeunes rénovateurs. Si ces décideurs actuels du parti laissent s’exprimer le courant révolutionnaire qui existe chez l’ électeur de gauche, et plus encore chez tout militant socialiste, ce serait une bonne occasion de propulser le parti. Et une révolution ce n’est pas nécessairement le chaos, ce peut être une métamorphose, ou encore l’expression des utopies. Au moins pourrions-nous comprendre ce terme comme une niche de notre esprit qui ne demande qu’à s’exprimer.
Les citoyens des banlieues, les jeunes de 18 à 35 ans semblent n’attendre que leur tour1.
Le seul problème, c’est qu’actuellement aucun dirigeant du PS à ma connaissance n’a le charisme nécessaire pour faire ce grand bond. Être charismatique à notre époque ce n’est plus être conquérant des peuples, ce n’est pas récolter des audiences télévisuelles, c’est davantage proposer ce que personne n’ose en pariant sur l’intelligence collective et l’audace de chacun. Et ne me parlez pas de « big-bang » 2, c’est bien plus que cela. Un leader charismatique n’a alors peut-être plus la vocation de prendre les commandes, mais plutôt d’orienter les forces et les volontés vers un objectif commun. De monopoliser finalement tout le potentiel citoyen.

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  1. Il semblerait qu’aux élections européennes de 2009, 81% des 18-34 ans n?ont pas voté.
  2. Après l’échec de la gauche aux élections législatives de 1993, Rocard prend la tête du PS à la place de Laurent Fabius. Il appelle alors à un « big bang politique » à gauche où centristes, écologistes, socialistes seraient alliés. (politique.net)

Une affaire de libéralisme ?

C‘est étonnant de remarquer pour un néophyte comme moi en économie, comme on peu débattre de beaucoup de choses concernant le libéralisme. Si l’on se réfère au récent échange entre Mme Royal et Mr Delanoë, on pourrait croire que toute la valeur politique actuelle, tient en un seul mot : le libéralisme.

Nick Dewar

Pour un passionné politique (bien modeste dans mes actes) que je suis, en revanche, je suis un peu consterné, de constater que pour beaucoup de socialistes, en tous cas ceux qui s’expriment, on puisse se perdre en conjectures, même si elles sont très intéressantes. Je vais oser aller vite dans mon idée fondatrice. Celle que les philosophes nous ont apprise: il est bon de se méfier du mélange des ordres. L’ordre technico-économique, l’ordre religieux et l’ordre politique doivent en ce sens être distincts. J’ai pourtant bien l’impression qu’une lecture moderne du libéralisme m’autorise malgré ma modeste compréhension de ce monde, à constater que l’économie commande au politique. Qui gouverne actuellement le monde si ce n’est l’argent ?
Je ne crois en effet pas du tout au grand principe libéral qui serait une philosophie. Car lorsque les politiques tentent ce coup là, on découvre aujourd’hui qu’en fait c’est l’actionnaire juste derrière, qui tire les ficelles. Le principe grand prince du libéralisme exprimant une ode à soi-même, compte tenu de ce qu’est la miséricorde chez l’homme et son immense sens du sacrifice et sa notion si particulière de l’égalité, incite immanquablement le business à oeuvrer à tous crins. Et ce business là ne sert que les plus forts. Le libéralisme lu de cette manière, c’est donc la tarte à la crème des discussions dans les salons feutrés des faiseurs d’argent.

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