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Ces abominables abonnements

La vie moderne impose des abonnements. Partout, pour la culture, le divertissement, les fluides, les assurances. Si on n’y prend garde, le budget familial s’érode rapidement. Il ne se passe pas un mois sans qu’une famille au budget serré ne se pose la question d’un arbitrage économique sur la série des abonnements contractés.

S’il est rapide de commander ou de prendre un abonnement, en un clic, il est bien souvent beaucoup plus compliqué de résilier. C’est parfois un chemin sinueux de recherche qui aboutit la plupart du temps vers une lettre à formuler et à envoyer à un service de résiliation. Notez bien que si l’on vous appelle par votre prénom pour vous inciter à vous abonner, lorsque vous voulez à votre tour effectuer une démarche, vous n’aurez que des machines face à vous ou d’obscurs services sans nom, aux chiffres effrayants qui vous incitent au final à ne plus envoyer un simple courrier, mais un recommandé avec accusé de réception, histoire de se rassurer et d’humaniser quelque peu votre démarche. Démarche pourtant initialement anxiogène, car vous êtes en demande suite à des difficultés réelles. Lire la suite

Le devoir d’expression

Le général Bertrand Soubelet, ancien directeur des opérations et de l’emploi en Gendarmerie s’est exprimé début 2016, sur ce qu’il considère être les errements de la justice actuelle. Ce livre qui semble bien se vendre, lui vaut quelques oppositions franches de la part du pouvoir politique et spécialement par un Alain JUPPE qui aurait estimé (source) le 25 avril dernier devant des étudiants de sciences-po à Bordeaux, qu’un militaire c’est comme un ministre, ça ferme sa gueule ou ça s’en va.

Je pense que cette conception, qui fait écho à ce que l’on peut entendre en France aujourd’hui, est totalement archaïque. Pire, cela démontrerait s’il y en avait besoin, la posture qu’adopte bien trop facilement une partie de la classe politique, celle qui est actuellement dans l’opposition. Pourtant il ne me semble pas que nos politiques Français, soient d’une exemplarité telle que cela inciterait à leur confier toute notre confiance de citoyens. Lire la suite

Aux donneurs de leçon sur l’exil

La tragédie Syrienne s’invite à nos portes, les migrants arrivent et chacun se drape dans ses certitudes. La France est une terre d’accueil, et si ce statut n’appartient à aucun Français en particulier, il est régulièrement mis à mal spécialement depuis que les populistes hurlent sur les ondes en racontant n’importe quoi.

Les populistes sont ces gens, de la classe politique qui prétendent, probablement à juste titre, représenter un courant citoyen sinon majoritaire, au moins en pleine ascension. L’arrivée des migrants Syriens, qui n’est bien entendu pas sans conséquence pour l’organisation locale des pays, a laissé le champ à bon nombre d’arguments souvent fruits du fantasme. L’un de ces arguments que l’on entend fréquemment, en tous cas dans ma sphère professionnelle, c’est d’affirmer que ces Syriens feraient mieux de défendre leur pays plutôt que de venir manger notre soupe. Lire la suite

La symbolique d’une nation

L’usage du symbole a son importance. En effet, un symbole rassemble la mémoire de ce qu’il représente, et permet ainsi de définir l’objet sur lequel il est posé ou le lieu dans lequel il est conservé. Le symbole peut le faire en peu de temps et dans un espace très réduit. C’est ainsi un indice référentiel qui permet à ce qu’il représente de s’affranchir du temps et de l’espace. Le symbole est donc la présence en une figure perceptible d’un monde non perceptible.

Un logo est une forme symbolique de représentation d’une l’entreprise ou d’une communauté ou un groupe. Il doit ainsi pouvoir concentrer l’essence de ces collectivités, tout en s’inscrivant dans un contexte qui lui convient. C’est pourquoi la durée de vie d’un logo est par construction limitée dans le temps, au contraire d’un symbole. Concevoir un logo est un exercice délicat et c’est certainement l’affaire de professionnels, mais c’est toujours à la portée de talents impliqués dans le monde qui les entoure. Lire la suite

La lente disparition du mot

Quelques (rares) lecteurs me demandent, mais pourquoi diable ne publies-tu plus quelques articles sur ton blog ? En effet, depuis les évènements terribles du début d’année, il ne se passe plus grand chose sur ce site. A l’origine un blog, un endroit, où le mot se conçoit, se choisit, pour tenter de présenter une idée, un concept. Que cela fasse école n’est pas un objectif, mais que soit une graine sur un champ infini d’idées, pourquoi pas.

Au fur et à mesure des années, je suis passé du mot à l’image. Car le mot ne vend plus. On ne prend plus, ou pas le temps de s’arrêter quelques instants pour confronter ses conceptions à celle des autres. Maintenant, internet est devenu une télévision où s’enfilent les unes après les autres comme un collier de perle sans fin ni but, des images. Il faut que cela soit pratique, facile, immédiat. Que cela soit l’autre qui trouve les mots. Lire la suite

Ne rangez pas vos drapeaux

La Coupe du monde 2014 de football s’achève pour la France. Ils n’ont pas gagné, mais ils ont participé, c’est déjà bien. Je n’apprécie pas le foot, en tant que sport en lui même, mais surtout pour tout ce qu’il véhicule, au quotidien, au delà des fantasmes.

Toutefois, une chose que j’ai pu apprécier, c’est la ferveur patriotique de mes concitoyens. Rendez-vous compte tous ces drapeaux tricolores aux fenêtres ! Aux fenêtres des maisons, des voitures, des balcons. Alors je parle de patriotisme, mais je me garderais de m’emballer. Nous sommes bien dans un réflexe tribal. Une équipe c’est une poignée d’hommes. Je m’identifie d’autant plus aisément à eux, surtout s’ils font quelque chose d’aisé à comprendre, et que je peux moi-même reproduire à tout instant. S’identifier à une nation, c’est déjà plus compliqué. Lire la suite