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11 raisons de ne pas adopter le vote électronique

700000 citoyens Français seront concernés lors de prochaines législatives de juin 2012 par le vote électronique. Ce sont les Français de l’étranger. Le gouvernement veut en effet déployer une procédure de vote électronique, sans doute pour optimiser le processus. Pourtant des voix s’élèvent contre cette dématérialisation. Pour ma part j’imagine que la règle principale et inaltérable du vote démocratique est la transparence.
Voici une liste de dix raisons objectives et une terrifiante qui font que le vote électronique est une mauvaise idée

Sauvegardons la neutralité d’internet

Actuellement, vous le savez sans doute déjà, le réseau des réseaux, Internet, est attaqué de toutes parts. Internet qui n’est qu’un transmetteur réticulaire des idées des hommes de ce monde, n’est pas compris par tous, ou bien trop, et d’aucuns tentent par tous les moyens plus ou moins légitimes, de l’encadrer. Or vous le savez également, si vous encadrez quoique ce soit qui est humain, vous limitez le champ des possibles.

Déclaration d’indépendance du cyberespace

En 1996, à Davos en Suisse, John Perry Barlow a écrit un texte qui pourrait être le fondement d’une culture des réseaux, une déclaration solennelle sur l’indépendance du cyberespace, terme générique qui regrouperait internet, le web, usenet et autres protocoles de réseaux.
L’écriture de ce texte faisait suite à une loi bien étrange votée au Sénat nord-américain, où il était dit qu’il fallait réglementer fortement ce domaine, afin de stimuler la concurrence et de favoriser le déploiement des technologies. Dans les faits, il semblerait que cela ait anéanti les entreprises les plus petites au profit des grosses entités qui de fait, acquièrent alors un monopole inquiétant sur les transmissions réticulaires.

Je dois dire que je n’ai pas pu me faire une idée claire de la chose, aussi je vous laisse la main afin que vous confrontiez les sources parlant de cette loi maintenant ancienne, et que vous vous fassiez votre propre opinion. Dans les faits, ce qui est sans doute certain, c’est qu’aujourd’hui, l’état américain a la main sur le web, puisqu’ils peuvent couper sans autre forme de procès un prestataire de services (l’épisode désormais célèbre de Megaupload). Ce sont aux USA enfin que se situent plus de la moitié des 13 serveurs centraux, racines d’internet (donnée à vérifier).
Bref, ce qui nous intéresse aujourd’hui est cette fameuse déclaration. Si elle semble être d’une ferveur trop impliquée afin d’en faire un texte fondateur, elle n’en reste pas moins vibrante, et constitue sans aucun doute une formidable plateforme d’idées qui ne demandent qu’à mûrir.

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L’ épisode Megaupload et Anonymous

Pour ceux qui comme moi devaient veiller une nuit du 19 janvier 2011, vous auriez pu assister à l’évolution à peine croyable de l’arrêt du service du site de téléchargement en direct Megaupload grâce à une opération d’ampleur internationale du FBI. Vous auriez pu également suivre avec moult palpitations les agissements en représailles des Anonymous qui, à coup de déni de service (DDOS), arrêtaient les serveurs de quelques sites institutionnels gouvernementaux américains, ou ceux des majors de l’industrie phonographique.
Une sorte de passe d’armes (à coups de clics de souris, avec un doigt, assis confortablement dans un fauteuil et au chaud) virtuelle, surprenante de retombées sur Twitter où d’aucuns s’enthousiasmaient de tant de liberté durement conquise.

Afin de replacer cet épisode dans un juste contexte, il convient de se souvenir que Megaupload a considérablement enrichi ses propriétaires, tandis qu’ils utilisaient le travail des autres sans les rémunérer. Vous pouvez être d’accord ou non avec la politique de gestion des ayants droits, il n’empêche que vendre avec beaucoup de profits la possibilité de télécharger ce qui ne vous appartient pas, est moralement discutable. Surtout si vous ne reversez rien aux auteurs.
Cette société avait donc quelque chose de pourri. Ceci est confirmé par  le dossier accablant du procureur aux États-Unis en charge de l’affaire.
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La marche lente vers la censure d’Internet

RBTonline PARTICIPE AU BLACKOUT CONTRE LES LOIS LIBERTICIDES

(Via @korben)

SOPA

Ce site a été censuré jusqu’à ce soir par solidarité avec nos amis américains qui aujourd’hui ont lancé un mouvement de blackout mondial sur le net dont le but est de marquer les consciences, expliquer aux internautes ce qui les attends dans les mois à venir et surtout protester contre ces lois liberticides.

Le mot d’ordre de cette journée est de vous informer, donc si vous avez deux minutes, je vous invite à lire ces quelques lignes.

Ces fameuses lois liberticides qui veulent censurer notre internet sont les suivantes :

  • HADOPI qui explore toutes les pistes… Aussi bien celle du mouchard sur nos ordinateurs, que celle du filtrage des sites ou encore de l’analyse de packets.
  • LOPPSI qui permet de mettre dans une liste noire n’importe quel site sans intervention d’un juge. Aucun organisme ne peut contrôler cette liste, ce qui empêche les réclamations.
  • ARJEL qui permet déjà le blocage de certains sites.
  • SOPA et PIPA aux États-Unis, qui violent les principes de liberté d’expression et qui coupent les jambes de l’innovation. Ce qui est marrant avec SOPA, c’est que si ça passe, ça nous affectera tous puisque nous utilisons beaucoup de services basés aux États-Unis (hébergement, noms de domaine, DNS…etc). C’est pourquoi cette lutte contre SOPA est importante.
  • ACTA qui fait la part belle aux brevets et nous posera beaucoup de problèmes dans des domaines aussi variés que la liberté d’expression, la santé ou l’innovation. Cette loi nous concernent de prime abord puisqu’elle est actuellement en cours d’élaboration en Europe, et donc en France.
  • IPRED et un nouveau projet de filtrage européen qui sont des équivalences de SOPA et PIPA.

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