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Les crétins et la retraite

L‘heure est à l’équilibre des retraites. Alors s’il faut sans doute regarder un peu ce vieux cahier oublié, et corriger quelques phrases hors du temps, d’autres se lancent dans la crétinerie systématique.
Lorsque je lu l’article Le régime très spécial des militaires1 du site Politique.net, j’ai bien failli m’étrangler avec mon café.
Certes l’esprit critique c’est bien. Mais à force de patauger dedans et de faire des bulles avec ses impressions, on fini par dire n’importe quoi, pire, en ne le faisant pas volontairement.

militaires comme les autres

La retraite et sa réforme c’est la tarte à la crème des analyses, des blogs et des articles du Canard Enchainé. Le blog Politique.net n’y échappe pas, et avec cet article, signe la quintessence de l’irréflexion.
Si les militaires ont un régime de retraite non pas spécial, mais adapté, c’est que le législateur a prévu initialement de traiter convenablement les femmes et les hommes qui ?uvrent pour la nation, et non à leur intérêt propre. Le tribut de ce travail ne se quantifie ainsi pas par la montée des actions boursières du ministère de la défense, mais par le nombre de personnels morts en mission. Le registre est tout autre, vous en conviendrez. Lire la suite

  1. Extrait : « La réforme des régimes spéciaux visent {dans le texte} principalement les cheminots de la SNCF et de la RATP qui bénéficient de certains avantages par rapport aux autres salariés : départ en retraite à 55 voire 50 ans, 37,5 années de cotisation, calcul de la pension de retraite sur les meilleures années de salaire, etc. Mais on oublie une autre catégorie de la population dite « privilégiée », ce sont les militaires. Pour des raisons politiques et électorales, le gouvernement ne compte pas réformer ce régime très spécial. Pourtant, les militaires bénéficient de conditions avantageuses qui feraient pâlir d’envie les cheminots. Revue de détail. »
    Quel dommage l’exposé fait sur ces détails. Quelle malhonnêté intellectuelle. Moi j’appelle ça de la manipulation, par qui on ne sait pas, puisque l’article n’est pas signé. Et dire qu’on ne peut même pas laisser un commentaire sur leur site que je retire immédiatement de mes signets.

Phalanges grévistes contre milices du travail ?

Ce mois de juillet, qui en est un malgré un tour de France sous cathéters, est le théâtre d’un débat bien français : pour ou contre le service minimum. Car chez nous, on se pose encore la question, malgré notre histoire. Ces enfants morts sous les balles de l’état lors des manifestations de Fourmies seraient donc un vain sacrifice ?

Permettez-moi pour l’occasion d’utiliser une coupure de forum, les vacances que voulez-vous !

Le principe du service minimum, c’est une restriction du droit de grève. J’admets (eh oui) que ce droit soit restreint voire annulé en cas de force majeure cad quand l’élément vital est en jeu. Ca concerne les hopitaux et l’armée par exemple…
Mais les transports en commun ne me semble pas etre un élément vital. Important, c’est sur. Mais vital, non. On ne meurt pas d’une absence de bus. On est très ennuyé.
La proposition de service minimum dans les transports fait peser la responsabilité du conflit social sur les seuls salariés. Les patrons n’ont jamais tort. Seuls les employés sont pénibles et « irréalistes ». Hors, pour qu’il y ait dialogue social, il faut qu’il y ait deux parties en présence. Que les deux acceptent la discussion. Il vaut mieux donc améliorer le dialogue social, mettre en place des systèmes de prévention des conflits, avoir une politique sociale juste et équitable. Lire la suite