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La marche contre la terreur

Aujourd’hui dimanche 11 janvier 2015, une marche en principe silencieuse, avec tous les citoyens qui le souhaitent, se déroulera à Paris en France. Comme tout citoyen de ce monde, des chefs d’état seront là. Qui ? En s’en moque. Car ce n’est pas le sujet. D’aucuns pourtant en profite pour le relever, en mimant la connaissance, et se focaliser sur l’échec annoncé d’un tel rassemblement, car vous comprenez, je ne me mélange pas à ces gens là.

Ils profitent même de l’occasion pour s’exprimer. Pour l’écrire dans un blog (non je ne mettrais pas de lien), pour l’exprimer sur Twitter, ou ailleurs sur les réseaux sociaux.

Je les remercie, sincèrement, pour le courage de l’expression. Et je constate alors que l’union sacrée, après une émotion exactement identique partagée par tous les hommes, n’aura durée que l’espace d’un souffle. Leurs billets ou leurs tweets m’ont donné envie d’aller finalement à cette manifestation. Pourquoi ? Parce que ces propos, ne sont que la démonstration de la vanité. La vanité de ces hommes qui ne supportent pas l’ombre d’un instant, d’être dans une masse, sans même se rendre compte que la masse alors formée, ne l’est que par se qui fait que nous sommes tous les humains, simplement, animés par le même sentiment d’effroi face à la barbarie. Lire la suite

Le 1er mai expliqué à mes enfants

Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres. Ce n’est pas un jour où simplement papa ne travaille pas. Ce n’est pas un jour où l’on s’offre non plus des fleurs. C’est un jour où l’on devrait simplement se souvenir que la manière dont les hommes travaillent est important et que le travail n’est pas une valeur universelle.
La première fois que l’on a commémoré le 1er mai fut en 1886 aux États Unis d’Amérique. Ce jour là beaucoup d’ouvriers se rassemblèrent afin d’obtenir de leurs patrons la journée de huit heures. En fait beaucoup de familles estimaient qu’ une journée devait être divisée en trois parties : huit heures de repos, huit heures de travail et huit heures de loisirs. A l’époque on travaillait parfois près de 12 heures par jour. Lire la suite

Lorsque l’impôt acheva l’électeur

Nous avons gardé dans un coin de nos souvenirs, bons ou mauvais, l’époque où l’ancien président Sarkozy avait fait des ronds de pieds au Front National.
La brèche était ainsi ouverte, voter extrême droite pouvait être quelque chose de simple, d’évident, de respectable.

Vous n’entendrez pas de ma part un discours complaisant sur ce sujet. Voter Front National, c’est autoriser l’idée d’aller taquiner le fascisme. Et si d’aucuns prétendent qu’il est scandaleux d’assimiler un parti à une tendance fasciste, c’est précisément qu’il fallait assommer les futurs électeurs d’éléments de langage écrans, afin que ce qui fut évident ne le soit plus. Ou le soit différemment, car à répéter régulièrement un mensonge cela devient une vérité.

Oui, l’extrême droite est une niche populiste à tendance fasciste. Voter pour cela est un droit, bien entendu, mais dans la conscience collective, ce droit me semble bien faible face à la responsabilité individuelle. Vais-je céder au chant des Sirènes, afin de satisfaire un agacement bien légitime d’une série de difficultés quotidiennes ? L’herbe est en effet souvent plus verte dans le pré d’à côté. Et je me dis que si les responsables actuels font tout pour me dégoûter d’un choix raisonnable, je ne vais sans doute pas sacrifier la société de mes enfants.

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La liberté d’expression n’est pas risquée

Lors de récentes discussions sur Google+, d’aucuns s’émeuvent des risques liés à une présence en clair sur internet. C’est à dire lorsque l’on s’exprime ou agit en nom propre et non sous un pseudo bien rassurant. D’autres estiment que de toutes manières que l’anonymat est la seule méthode afin de se protéger des publicités ciblées qui viendraient nous assaillir.