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Une histoire de radars automatiques

Je suis un conducteur père de famille, et dans cette optique, je conduis prudemment. Il faut dire que j’ai deux avantages à cela, une voiture familiale et un régulateur de vitesse. Je roule essentiellement sur autoroutes. Et je roule entre 110 km/h et 130 km/h, enfin ma voiture équipée de son régulateur.
L’arrivée des radars automatiques en France ne semble pas apporter les promesses entendues par leurs promoteurs. Les accidents sont toujours là. Aussi, la législation se durcie, et désormais à chaque coin d’autoroute, vous pourriez tomber sur un flash si vous n’y prêtez pas attention.

En république, je ne peux pas m’empêcher d’y songer, l’idée du piège sur les grands chemins est abjecte. En principe, l’état ne piège personne, mais assure que tout le monde puisse voyager en sécurité. Quitte à lâcher sur les routes bon nombre d’automobilistes sans permis, à force de points perdus, fondus sous le flash intraitable d’un mouchard sans âme ni foi. Ainsi, l’idée de mettre des radars planqués, à l’affût de notre moindre faux pas, a quelque chose d’agaçant.
C’est regrettable d’agacer un automobiliste qui met déjà une bonne partie de son budget dans ce qui lui reste de liberté, sa voiture. Les péages sont légions et aux tarifs prohibitifs, le plein d’essence revient à prendre aujourd’hui le Concorde, et nos mécaniques autos ne sont pas d’une durée fabuleuse, bien au contraire. Bref, nous automobilistes sommes clairement des vaches à lait d’un système complexe, peut-être efficace mais spoliateur.

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