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Le devoir d’expression

Le général Bertrand Soubelet, ancien directeur des opérations et de l’emploi en Gendarmerie s’est exprimé début 2016, sur ce qu’il considère être les errements de la justice actuelle. Ce livre qui semble bien se vendre, lui vaut quelques oppositions franches de la part du pouvoir politique et spécialement par un Alain JUPPE qui aurait estimé (source) le 25 avril dernier devant des étudiants de sciences-po à Bordeaux, qu’un militaire c’est comme un ministre, ça ferme sa gueule ou ça s’en va.

Je pense que cette conception, qui fait écho à ce que l’on peut entendre en France aujourd’hui, est totalement archaïque. Pire, cela démontrerait s’il y en avait besoin, la posture qu’adopte bien trop facilement une partie de la classe politique, celle qui est actuellement dans l’opposition. Pourtant il ne me semble pas que nos politiques Français, soient d’une exemplarité telle que cela inciterait à leur confier toute notre confiance de citoyens. Lire la suite

Le sens de la citoyenneté

L’annonce fin décembre au moment des fêtes du président de la république de permettre dans des cas particuliers la déchéance de la nationalité divise, même dans les rangs socialistes.

Aujourd’hui qui d’entre nous pourrait proclamer avec force et fierté sa conviction de se sentir pleinement citoyen dans tous les droits que cela suppose mais aussi les devoirs que cela comporte, sans l’ombre d’un doute ou d’une hésitation ? Peu, reconnaissez-le. Pourtant nous savons que des Français qui au nom d’une idéologie mortifère tout autant qu’absurde, tuent d’autres Français, pour ce qu’ils sont, c’est à dire des Français. Lire la suite

Sommes-nous en guerre ?

Donner à la période historique que nous vivons le qualificatif de guerre, n’est pas sans conséquence. C’est sans doute la raison pour laquelle cela chagrine quelques esprits indépendants. D’autres en revanche, n’hésitent pas à avancer l’effroyable résultat de ces actes inhumains comme le reflet de notre faiblesse, ou plus prosaïquement, de l’insuffisance de nos moyens consacrés à la défense. 

Lutter contre ce qui est inacceptable  n’est pas nécessairement une question de moyens. Il en faut, bien sûr, mais à chaque noblesse s’oppose la médiocrité. En ce sens aussi important que soient nos moyens de défense, il y aura toujours la faille suffisante pour l’infiltration de l’obscurantisme. Notre idéal inspiré de l’esprit des Lumières est notre meilleure arme.  Nous sommes la Nation de France sur le socle de la démocratie, du droit, des libertés individuelles et de la conscience collective de la construction délicate et laborieuse d’un édifice républicain. Gardons ce cap, n’oublions pas notre esprit républicain. Il n’est en effet pas envisageable de construire notre avenir sur le sang versé des innocents avec les chimères de l’exclusion des différences, ou celui tellement facile du replis identitaire. Comme si notre pays s’était nourri de facilités. Lire la suite

Aux donneurs de leçon sur l’exil

La tragédie Syrienne s’invite à nos portes, les migrants arrivent et chacun se drape dans ses certitudes. La France est une terre d’accueil, et si ce statut n’appartient à aucun Français en particulier, il est régulièrement mis à mal spécialement depuis que les populistes hurlent sur les ondes en racontant n’importe quoi.

Les populistes sont ces gens, de la classe politique qui prétendent, probablement à juste titre, représenter un courant citoyen sinon majoritaire, au moins en pleine ascension. L’arrivée des migrants Syriens, qui n’est bien entendu pas sans conséquence pour l’organisation locale des pays, a laissé le champ à bon nombre d’arguments souvent fruits du fantasme. L’un de ces arguments que l’on entend fréquemment, en tous cas dans ma sphère professionnelle, c’est d’affirmer que ces Syriens feraient mieux de défendre leur pays plutôt que de venir manger notre soupe. Lire la suite

La symbolique d’une nation

L’usage du symbole a son importance. En effet, un symbole rassemble la mémoire de ce qu’il représente, et permet ainsi de définir l’objet sur lequel il est posé ou le lieu dans lequel il est conservé. Le symbole peut le faire en peu de temps et dans un espace très réduit. C’est ainsi un indice référentiel qui permet à ce qu’il représente de s’affranchir du temps et de l’espace. Le symbole est donc la présence en une figure perceptible d’un monde non perceptible.

Un logo est une forme symbolique de représentation d’une l’entreprise ou d’une communauté ou un groupe. Il doit ainsi pouvoir concentrer l’essence de ces collectivités, tout en s’inscrivant dans un contexte qui lui convient. C’est pourquoi la durée de vie d’un logo est par construction limitée dans le temps, au contraire d’un symbole. Concevoir un logo est un exercice délicat et c’est certainement l’affaire de professionnels, mais c’est toujours à la portée de talents impliqués dans le monde qui les entoure. Lire la suite