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Démocratie, risque et transparence

Les évènements tragiques au Japon, notamment l’incident nucléaire de Fukushima est l’occasion pour nous qui sommes loin pour le moment de tout danger, de réfléchir sur les conséquences des choix qui ont été fait dans notre pays, spécialement dans le domaine énergétique. Ainsi, M.Attali sur Slate.fr en tire dix leçons.
Je m’attarderais un peu sur le neuvième point qui me semble être le cœur du problème du nucléaire en France : celui du choix effectif du peuple de France.

Si mes souvenirs sont corrects, il me semble que le choix du tout nucléaire en France (en mars 1974) ce soit fait sans les français, qui pour l’occasion n’ont jamais été consultés1.
On me rétorquera que c’était de la responsabilité des élus qui avaient mandat pour cela, ce à quoi je répondrais qu’ils ont engagé dans cette aventure beaucoup plus que leur inintéressante crédibilité, mais principalement plusieurs générations successives de français dans la galère.

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  1. Vous pouvez vous reporter à un de mes précédents papiers qui parle du sujet

Ouverture à la concurence ou la régression libérale

EDF a entamé depuis quelques temps le processus d’ouverture à la concurrence. En France, nous avions un système original, des citoyens qui ont besoin d’énergie, et une société d’économie mixte (ou nationale), chargée par mandat de la produire et de la distribuer. C’est un système simple, efficace, qui a fait ses preuves, mais d’aucuns prétendent qu’il n’y a pas assez de business. Comme si le fait d’avoir chaud ou de pouvoir allumer une lampe devait enrichir des actionnaires.

La Commission de régulation de l’Énergie, organisme chargé dans notre pays de clarifier pour un temps encore l’échange producteur-consommateur dans le domaine énergétique, semble actuellement pointer du doigt des risques pour les ménages, de voir une hausse significative du coût de l’électricité. L’ouverture à la concurrence devrait générer une hausse jusqu’à 11% des tarifs. L’expérience montre que l’ouverture à la concurrence dans le domaine de l’énergie n’a manifestement jamais donné de résultats supérieurs en terme de confort aux usagers.Nous pouvons par exemple nous souvenir du black-out en Californie il y a quelques années, les prestataires de services de l’énergie n’ayant à l’époque pas pu s’entendre sur le business de la distribution, ce qui avait généré un blocage inimaginable dans l’état. Dans ce grand magma capitaliste, traders, distributeurs et électrons n’avaient pas fait bon ménage, aux dépends de l’usager, comme cela semble devenir la règle dans ce type de conflit. Ce fut un exemple édifiant des limites d’un système libéral, où l’on comprend mal comment un intérêt commun, l’accès au confort essentiel, puisse profiter amplement à une oligarchie du business.

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