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Mon enfant, son professeur et moi

Comment se positionner, en tant que parent sur une organisation dont les femmes et les hommes s’occupent beaucoup plus que nous-même de notre enfant ?
Sans doute est-ce une question qui ne s’inscrit pas prioritairement dans votre to-do list « à réfléchir pour plus tard ». Naturellement tout se passe bien, ma routine quotidienne ressemble à celle des autres, rien d’anormal, cela suit son cours pourquoi s’interroger.

Pourtant, dans la mission qui incombe aux parents, et qui ne consiste pas à gagner le plus d’argent possible, pour la bonne raison que gagner de l’argent n’est pas une valeur humaine, même si on tente de nous le faire croire. Dans la mission parentale donc, la principale est peut-être bien de faire découvrir le monde à nos enfants. Or dans notre société, celui qui fait découvrir le monde à votre enfant, ce n’est pas vous. Mince.

Est-ce pour autant un problème ? Sans doute que non. Cela sous-entend toutefois, que vous soyez conscient des enjeux.
Lorsque vous confiez votre enfant à l’école, vous mandatez les représentants de l’institution Éducation Nationale, pour donner à votre enfant les outils nécessaires à la compréhension, puis pourquoi pas, à la maîtrise de la vie. En ce sens, nous pouvons raisonnablement dire que l’école est un outil. Les professeurs seraient alors un service, ce qui ne leur enlève rien. C’est alors la manière la plus logique de qualifier ce corps de métier, un corps de service. Leurs compétences sont au service de l’apprentissage de votre enfant. Qualifier ce corps de service, nous évite sans doute une composante ex-cathedra, qui correspond mal à l’évolution de la société.

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Esquisses d’une éducation

Il existe des gens qui estiment que d’avoir des enfants n’est pas une fin en soi. Lorsque ce sont des femmes, elles affirment même que c’est un acte purement égocentrique. Bien entendu, on entend également dans ce cas des tas d’arguments en faveur d’une liberté compromise. Mon idée est très éloignée de cette mouvance, et j’ai tout de même l’impression d’acquérir une autre liberté : celle de douter de toutes mes convictions, et ainsi celle de découvrir avec mes enfants, les fondements d’une future indépendance intellectuelle.

éducation

Cette indépendance intellectuelle n’est que l’aboutissement d’une longue période d’apprentissage pour laquelle les parents ont bien entendu un rôle central absolument indispensable. En ce sens, je ne pense pas que l’école puisse être un substitut. Je pense qu’être parent est une formidable aventure, qui loin d’être un miroir de vanité ou de complaisance est bien l’idée d’une quête de liberté. Pour cela je pense qu’il est indispensable d’avoir un esprit critique affûté sur notre environnement. Et cela passe par des choses très simples.

Le premier registre d’action est celui qui est imposé par les autres. C’est à dire, qu’il convient nous parents, d’éviter tous les poncifs de notre société, poncifs qui servent des intérêts mercantiles d’autres personnes. Des exemples : les couches culottes, les petits pots, l’équipement du bébé, l’habillement …
Non, les couches jetables ne sont pas un progrès indispensable pour lequel nous devons affirmer que c’est génial. Je prétends au contraire que c’est discutable : 700 kgs de couches par bébés avant qu’il ne soit propre, des produits chimiques dont on pense qu’ils pourraient intervenir dans la stérilité des garçons, et un impact écologique évident du coup lorsque l’on sait qu’il faut entre 200 et 500 ans pour que ces couches soient totalement résorbées. Lire la suite