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Le AAA expliqué à mes enfants

J‘avais commencé il y a peu à expliquer à mes enfants pourquoi nous parle t-on tous les jours de crise en France. Et pourquoi ce catastrophisme leur semblait si lointain de nos réelles préoccupations.
Mes enfants, très intrigués lorsqu’ils constatèrent que finalement le système économique actuel, c’est comme le jeu Monopoly que l’on connait tous très bien, c’est à dire que tout concourt à ce que l’argent créé se retrouve dans les mêmes poches. En effet, au début nous sommes un certain nombre à jouer (dans la vraie vie à travailler), puis nous investissons, et à la fin, il n’en reste qu’un qui en a plein les poches, tandis que les autres, et bien ils ne leur restent que des radis.

Le problème est finalement assez simple. Nous travaillons avec des salaires contraints, et eux, les financiers, ceux qui nous prêtent de l’argent en nous faisant crédit, s’enrichissent. Aujourd’hui, la monnaie n’est plus créée par la sueur de l’ouvrier qui bâtit ou de l’ingénieur qui conçoit, mais par le banquier qui prête de l’argent, ou vend des risques. Les agences de notations que nous adorons tous, puisqu’on nous rabâche les oreilles avec ça, et qui semblent très importantes pour tous les citoyens, alors qu’en principe elles n’intéressent que les banquiers ou les spéculateurs, ont donc manqué à leurs devoirs. Tout le monde le comprend, sauf les politiques et les journalistes. C’est à dire au bout du compte personne, puisque ce sont eux qui dispensent l’information et ce à quoi nous devons nous intéresser. Hélas.
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La crise expliquée à mes enfants

Tout père de nos jours, peut s’enorgueillir de pouvoir annoncer : « Tu vois mon fils, un jour toute cette dette sera à toi ! ».
La politique c’est désormais l’art de faire avaler aux citoyens, que s’il y a une crise, c’est la faute d’on ne sait pas bien qui, sans doute de la vôtre, et afin d’endiguer la croissance de la dette du pays, il va falloir que vous travailliez plus longtemps, tout en étant moins bien payé.

Certes, il ne s’agit pas encore en France de baisser les salaires, comme c’est le cas en Grèce, en Irlande ou au Portugal. Néanmoins, bien que nous ayons tous entendu à un moment récent que nous allions travailler plus pour gagner plus, on nous démontre maintenant que certes, vous allez travailler plus longtemps, mais sans gagner quoique ce soit de plus. La crise impose des mesures d’économies, vous comprenez.

Au fait comprenez-vous vraiment ce qui nous arrive ? Pensez-vous que la crise soit la faute du citoyen qui profite des allocations, qui ne travaille pas assez ou qui tombe trop souvent malade ? Pensez-vous que depuis 1950 la productivité de chaque travailleur n’a pas très sensiblement augmentée ? Pensez-vous que la labeur de nos ancêtres, puis la nôtre, ait logiquement pour résultante une augmentation de la labeur de nos enfants ? Le travail des hommes n’ a t-il pas pour seule finalité que de favoriser le confort de tous, pour aboutir en fin de compte à une vie paisible ? Lire la suite

Les insectes mettent en échec les OGM

Un insecte, la chrysomèle, est la bête noire des agriculteurs de maïs aux États-Unis. Plus précisément la larve de ce coléoptère 1 qui prolifère dans les racines de maïs source exclusive de leur nourriture, causant alors des pertes considérables pour les récoltes. Ce petit coléoptère n’apparaît en France qu’en 2002 et déjà à l’époque l’Institut National de Recherches Agronomiques s’était penché sur des solutions de lutte. Une des principales solutions, assez soft finalement, fut de préconiser la rotation des cultures afin de tarir la principale source alimentaire. Monsanto, société bien connue pour ses recherches génétiques avait trouvé alors le filon : proposer des graines de maïs modifiées génétiquement afin de faire fuir ces larves. La stratégie OGM était née.

Ce maïs génétiquement modifié (OGM) pouvait en effet générer de lui même une toxine 2 fatale à la larve. Cette stratégie a certainement été un grand succès, d’une part parce que Monsanto s’est considérablement enrichi avec sa découverte (et brevet) en couvrant 45% des cultures de maïs en 2009 aux USA, et d’autre part, le rendement de culture a été considérablement amélioré. Tout le monde trouvait son intérêt, hormis le consommateur, et le législateur avait quelque peu réglementé l’implantation d’OGM en imposant un quota maximum.
En effet, la loi impose de planter au moins 20% de maïs non OGM dans un même secteur. Néanmoins cette mesure qui pouvait certes rassurer le consommateur méfiant, avait surtout pour objectif de réserver une zone tampon dans laquelle l’insecte pouvait survivre et proliférer. Ainsi ces sales bestioles ne risquaient pas de muter faute de milieu de vie. Monsanto qui avait poussé le luxe de vendre des lots mixtes de graines de maïs pouvait dormir tranquille, les cultivateurs également.

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  1. Diabrotica virgifera virgifera, plus connue sous le nom de Chrysomèle des racines du maïs
  2. Bacillus thuringiensis

Parler d’assistanat en France : est-ce intelligent ?

C‘est une rhétorique bien huilée. Afin de chatouiller nos instincts les plus vils, ceux qui encensent un égocentrisme mélangé à un patriotisme saumâtre qui ne signifient pas autre chose que l’on aime défendre notre magot, les politiques de temps à autres nous servent l’idée que la France est un pays d’assistés. Les politiques, mais aussi les citoyens ordinaires vous affirment cela, sans honte, c’est leur droit, mais surtout sans aucune notion sur l’éventuelle justesse de leurs propos, ce qui est plus ennuyeux.
Peut-on encore aujourd’hui parler de notre pays comme un pays d’assistés sans risquer de passer à côté de la vérité ?
En outre, dans l’hypothèse de travail que cela puisse être le cas, serait-ce envisageable sérieusement de croire que les sommes débloquées l’aient été sans contrôle ou études sérieuses, et enfin, que leur suppression soit judicieux ?

La première chose qu’il pourrait être bon de se mettre en mémoire, est qu’il est impossible de vivre aujourd’hui en France avec les seules aides sociales. Cela pour plusieurs raisons. La première est que vous ne pouvez pas cumuler les aides sociales. Vous pensez bien que le système prévoit, initialement, que le RSA par exemple ne dépasse pas 60% du SMIC, et que le cumul avec d’autres allocations se fait toujours avec un coefficient modérateur qui entraîne la diminution de la principale allocation.
En effet, un système correctement pensé ne va pas favoriser une logique non constructive, celle de l’oisiveté, aux dépends d’une logique de production, seul moteur de tout notre système économique. Il n’y a que des détracteurs de mauvaise foi pour le croire.

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