Clicky

Naviguer / Recherche

Mon enfant, son professeur et moi

Comment se positionner, en tant que parent sur une organisation dont les femmes et les hommes s’occupent beaucoup plus que nous-même de notre enfant ?
Sans doute est-ce une question qui ne s’inscrit pas prioritairement dans votre to-do list « à réfléchir pour plus tard ». Naturellement tout se passe bien, ma routine quotidienne ressemble à celle des autres, rien d’anormal, cela suit son cours pourquoi s’interroger.

Pourtant, dans la mission qui incombe aux parents, et qui ne consiste pas à gagner le plus d’argent possible, pour la bonne raison que gagner de l’argent n’est pas une valeur humaine, même si on tente de nous le faire croire. Dans la mission parentale donc, la principale est peut-être bien de faire découvrir le monde à nos enfants. Or dans notre société, celui qui fait découvrir le monde à votre enfant, ce n’est pas vous. Mince.

Est-ce pour autant un problème ? Sans doute que non. Cela sous-entend toutefois, que vous soyez conscient des enjeux.
Lorsque vous confiez votre enfant à l’école, vous mandatez les représentants de l’institution Éducation Nationale, pour donner à votre enfant les outils nécessaires à la compréhension, puis pourquoi pas, à la maîtrise de la vie. En ce sens, nous pouvons raisonnablement dire que l’école est un outil. Les professeurs seraient alors un service, ce qui ne leur enlève rien. C’est alors la manière la plus logique de qualifier ce corps de métier, un corps de service. Leurs compétences sont au service de l’apprentissage de votre enfant. Qualifier ce corps de service, nous évite sans doute une composante ex-cathedra, qui correspond mal à l’évolution de la société.

Lire la suite

De la notation des élèves (suite)

J’ai tenté dans un précédent billet de poser les jalons de ma réflexion sur l’hypothèse  d’une suppression du système de notation, en primaire ou au collège. J’ai tenté de confronter mes ressentis avec  ceux des « spécialistes de l’éducation » que sont en principe les instituteurs. Pour cela je suis allé posé quelques mots et cliquer quelques fois, sur le blog de M. Brighelli, qui a écrit entre autre un livre intitulé « la fabrique du crétin ». J’ai pu apprécier cet essai, même si je ne suis pas totalement convaincu.
Je me suis fait traiter assez rapidement « d’immonde connard » (sic). Je dois reconnaître que j’ai été un peu maladroit dans mes arguments. Mais ne disposant que de quelques minutes pour me faire entendre, le risque existait. Je ne m’étends pas sur l’impression intime qui s’est dégagée de ces échanges que je n’ai finalement pas appréciés comme je l’aurais souhaité. J’ai en revanche, acquis une impression tenace, que ces gens risquent d’être sclérosés dans leurs habitudes, qui deviendraient alors des certitudes, ouvrant de fait le chemin d’un comportement psychotique inquiétant. Je précise immédiatement que mon point de vue ici n’implique personne d’autre dans ce corps de métier dans lequel la diversité et le talent sont évidents.

Je suis convaincu dès à présent que la fraction représentative (non valide statistiquement je précise) des instits ou profs qui traînaient là bas, sont les dignes successeurs des Jésuites. Et que cela justifierait alors pour une bonne part, que le politique ou le citoyen impliqué ,veuille réformer en profondeur le système actuel de l’éducation des jeunes enfants.
Je vous parle des Jésuites car si on suit la thèse de Vincent Troger dans SciencesHumaines.com : C’est au XVIIe siècle que les Jésuites ont  » généralisé dans leurs collèges la pratique de la note (au départ de 1 à 6) et du classement des élèves. Il s’agissait alors pour eux de former les élites intellectuelles chargées de lutter contre le protestantisme. Leur préoccupation était donc la distinction des meilleurs et non l’instruction de tous. En créant les lycées sur le modèle des collèges jésuites pour former les élites de l’État, Napoléon Ier a maintenu cette culture de classement et de sélection. À l’école primaire, c’est la IIIe République qui, en voulant concurrencer les rituels catholiques, a donné un caractère très solennel aux classements : compositions mensuelles, tableaux d’honneur et d’excellence, remise des prix de fin d’année. » Lire la suite

De la notation des élèves

Allons-nous conserver notre système de notation scolaire ou passer à autre chose ? Ce débat actuel divise autant qu’il est complexe. J’imagine qu’il n’y a pas de solution miracle. Le niveau scolaire en France s’il n’est pas calamiteux (pourquoi le serait-il alors que l’on cultive une société où certains gagnent 300 fois plus que d’autres), n’est sans doute pas formidable. Il y a certainement à faire, et dans ce passionnant débat, les points de vues s’opposent rapidement,  certains ont ainsi leurs idées bien arrêtées.

Pour ma part, je suis partagé, et rongé par le doute. J’envie ceux qui le sont moins, voire pas du tout.
J’ai été tantôt très bon élève, tantôt mauvais élève. Et le niveau d’étude n’avait rien à voir puisque je fus par exemple meilleur élève en supérieur qu’en secondaire, et meilleur élève en primaire qu’en secondaire.  Et je crois pouvoir dire quelles impressions j’avais du système de notation à la française.
Je me souviens en autre, des multiples fois où le prof passait lentement dans les rangs pour remettre des copies classées du plus méritant au pire. Je me souviens d’un cœur bondissant à chaque nom qui n’était pas le mien, d’un rythme cardiaque qui s’accélérait (on retrouve la notion de sportif qui plaît au apôtre de l’élitisme) au fil des minutes.
Finalement je l’avais ma copie. Tel un torchon oublié au fond d’un obscur caniveau. Je l’avais ma note. Point de commentaire en revanche. Simplement l’immense sensation d’être parfaitement inutile. D’être ridicule par rapport à mes camarades.
Que pensez-vous que je fis de retour à la maison ? Prendre immédiatement le livre de la matière qui fit défaut ? Que nenni. Je fis tout à fait autre chose, afin surtout de ne plus penser à ces moments cauchemardesques. Quel impact cela a t-il pu avoir sur ma personnalité, je ne le sais pas précisément. En revanche ce qui est certain c’est que je peux remercier le hasard de m’avoir conféré un caractère indépendant et optimiste. Lire la suite