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Une application du capitalisme

partage du temps de travail

Le système capitalisme tel qu’il est appliqué encore actuellement demeure spoliateur. Il ne créé pas de richesse puisque la précarité se développe. Ainsi on ne peut parler d’un système bénéfique s’il ne profite qu’à une fraction de la population.
Bien qu’il soit au bord de l’asphyxie, nous n’avons cependant pas encore trouvé mieux comme système: déficit commercial américain abyssal, 180 millions d’euros qui partent dans le capital en France par an. Selon l’INSEE (2004) la part des salaires dans le PIB a baissé de 11% en vingt ans. 1
Or pour que ce système soit viable, il faut consommer. Cela signifie donc directement que pour cela il faut avoir un salaire. Donc du travail, et qui plus est suffisamment bien payé. Plutôt que de se focaliser sur la croissance ne vaudrait-il mieux pas se focaliser sur le chômage ?

Ce n’est donc pas dans un pays de plus de 2 millions de chômeurs (officiels), 5 millions de précaires (plus rigoureusement) 2, et dans lequel la productivité par travailleur est la plus élevée au monde 3, que l’on va pouvoir développer le capitalisme pour le profit de tous. Cependant les déclartions récentes de M. de Villepin, premier ministre français, sont consternantes 4:

un ambitieux objectif pour le chômage, descendre sous la barre des deux millions !

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  1. Voir aussi les chiffres de l’OCDE, et INSEE
  2. les 8 catégories du chômage, source INSEE
  3. chiffres INSEE : Productivité horaire du travail par branche (Évolution en %)
  4. Article du Monde.fr du 28-07-2006

De l’intérêt actuel de la Politique

Les temps changent. Dans les années 60 un professeur s’il voulait intéresser ses élèves devait parler politique, et pour les faire rire, parler religion. Aujourd’hui parler politique ferait rire, et parler religion monopoliserait les attentions. Alors que les étudiants de mai 68 mettaient des posters du Che dans leurs chambrettes, ceux de septembre 2001 mettent volontiers des portraits de Ben Laden.

politique et éthique

Les temps changent. Mais vers quoi ? Quelles sont nos convictions ?
Car prétendre être rassuré parce que notre téléphone portable est allumé en permanence et MSN sur l’ordinateur toujours prêt ? Ainsi je ne suis pas seul, mon existence à un sens, la technologie devient alors une religion. Il m’importe alors seulement d’augmenter mon pouvoir d’achat afin d’accéder toujours plus à cette technologie-providence.
Étrange mélange de genre. Plutôt que nous servir, la technologie nous asservie. Notre éthique est quelque peu bousculée. Est ce que ma dimension d’homme ne prend sens qu’à travers ces moyens de communication ? Paradoxe révélé par un usage tronqué de la langue. Des sentiments expédiés en quelques lettres. Ou comment enfermer son esprit dans un cadre limité par la technique. Notre échelle d’émotion est guidée par le format SMS. Absurdité pathétique.

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