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La lente disparition du mot

Quelques (rares) lecteurs me demandent, mais pourquoi diable ne publies-tu plus quelques articles sur ton blog ? En effet, depuis les évènements terribles du début d’année, il ne se passe plus grand chose sur ce site. A l’origine un blog, un endroit, où le mot se conçoit, se choisit, pour tenter de présenter une idée, un concept. Que cela fasse école n’est pas un objectif, mais que soit une graine sur un champ infini d’idées, pourquoi pas.

Au fur et à mesure des années, je suis passé du mot à l’image. Car le mot ne vend plus. On ne prend plus, ou pas le temps de s’arrêter quelques instants pour confronter ses conceptions à celle des autres. Maintenant, internet est devenu une télévision où s’enfilent les unes après les autres comme un collier de perle sans fin ni but, des images. Il faut que cela soit pratique, facile, immédiat. Que cela soit l’autre qui trouve les mots. Lire la suite

La marche contre la terreur

Aujourd’hui dimanche 11 janvier 2015, une marche en principe silencieuse, avec tous les citoyens qui le souhaitent, se déroulera à Paris en France. Comme tout citoyen de ce monde, des chefs d’état seront là. Qui ? En s’en moque. Car ce n’est pas le sujet. D’aucuns pourtant en profite pour le relever, en mimant la connaissance, et se focaliser sur l’échec annoncé d’un tel rassemblement, car vous comprenez, je ne me mélange pas à ces gens là.

Ils profitent même de l’occasion pour s’exprimer. Pour l’écrire dans un blog (non je ne mettrais pas de lien), pour l’exprimer sur Twitter, ou ailleurs sur les réseaux sociaux.

Je les remercie, sincèrement, pour le courage de l’expression. Et je constate alors que l’union sacrée, après une émotion exactement identique partagée par tous les hommes, n’aura durée que l’espace d’un souffle. Leurs billets ou leurs tweets m’ont donné envie d’aller finalement à cette manifestation. Pourquoi ? Parce que ces propos, ne sont que la démonstration de la vanité. La vanité de ces hommes qui ne supportent pas l’ombre d’un instant, d’être dans une masse, sans même se rendre compte que la masse alors formée, ne l’est que par se qui fait que nous sommes tous les humains, simplement, animés par le même sentiment d’effroi face à la barbarie. Lire la suite

Une certaine idée de la représentation

Être représentant d’un groupe est sans doute un des exercice les plus délicats qui soit dans la vie d’un homme ou d’une femme. C’est délicat puisque vous devez à tout moment associer votre passion, votre détermination au service de ceux qui vous font confiance. Et cela ne vous laisse pas sans marque.

La fonction de représentant dans un corps de métier, ou une société implique de savoir s’effacer, malgré une passion qui vous amène à épouser ce job, au profit des autres. Tout particulièrement, vous devez comprendre votre personne comme étant un simple messager, un système vertueux d’efficacité. Pour autant, c’est bien votre personnalité qui doit faire la différence, qui doit s’affirmer, puisque par les élections, c’est vous que l’on choisi.

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Thunderbird : choisir la taille de la police

Augmenter la taille de la police dans les messages reçus ou envoyés, les messages eux-mêmes, sur Thunderbird, ne posent pas de difficulté.  En revanche, augmenter la taille de la police dans la fenêtre des messages, celle que vous observez quotidiennement pour voir qui vous a envoyé des mails,  n’est pas prévu d’origine. Et on peut trouver la taille du texte trop petit.

Ce micro-tuto s’adresse aux utilisateurs de Windows. Néanmoins pour Mac, la procédure est la même, seuls les chemins des dossiers changent. Lire la suite

Clameur et réalité

Je discutais hier avec un groupe de collègues dont l’un d’eux affirmait avec vigueur l’existence d’un vent de révolte soufflant au sein de la population de France. Je n’étais pas aussi affirmatif que lui. Ce fut l’objet d’un échange assez vif, car passionné, et lui de dire que je devais vivre dans une grotte pour ignorer cela.
L’occasion était donc belle de me justifier quelque peu sur des hypothétiques origines d’une déprime sociale.

Je lui accordais bien qu’en effet, depuis quelques temps on entend un clameur. Enfin, on lit une clameur plus exactement. Et c’est important de le préciser, car on le lit sur les réseaux sociaux. Alors précisément, parlons-en si tu le veux bien, car cela me fait penser à trois torrents. Trois torrents qui se rejoignent et forment la rivière de la clameur. Pardonnez-moi, je ne voudrais pas non plus faire une thèse sur ce sujet, mais si je pouvais bénéficier de votre indulgence pour mes raccourcis, ce serait chouette. Lire la suite