Pour ceux qui comme moi devaient veiller une nuit du 19 janvier 2011, vous auriez pu assister…
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Pour ceux qui comme moi devaient veiller une nuit du 19 janvier 2011, vous auriez pu assister à l’évolution à peine croyable de l’arrêt du service du site de téléchargement en direct Megaupload grâce à une opération d’ampleur internationale du FBI. Vous auriez pu également suivre avec moult palpitations les agissements en représailles des Anonymous qui, à coup de déni de service (DDOS), arrêtaient les serveurs de quelques sites institutionnels gouvernementaux américains, ou ceux des majors de l’industrie phonographique.
Une sorte de passe d’armes (à coups de clics de souris, avec un doigt, assis confortablement dans un fauteuil et au chaud) virtuelle, surprenante de retombées sur Twitter où d’aucuns s’enthousiasmaient de tant de liberté durement conquise.
Afin de replacer cet épisode dans un juste contexte, il convient de se souvenir que Megaupload a considérablement enrichi ses propriétaires, tandis qu’ils utilisaient le travail des autres sans les rémunérer. Vous pouvez être d’accord ou non avec la politique de gestion des ayants droits, il n’empêche que vendre avec beaucoup de profits la possibilité de télécharger ce qui ne vous appartient pas, est moralement discutable. Surtout si vous ne reversez rien aux auteurs.
Cette société avait donc quelque chose de pourri. Ceci est confirmé par le dossier accablant du procureur aux États-Unis en charge de l’affaire.
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RBTonline PARTICIPE AU BLACKOUT CONTRE LES LOIS LIBERTICIDES
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(Via @korben)
Ce site a été censuré jusqu’à ce soir par solidarité avec nos amis américains qui aujourd’hui ont lancé un mouvement de blackout mondial sur le net dont le but est de marquer les consciences, expliquer aux internautes ce qui les attends dans les mois à venir et surtout protester contre ces lois liberticides.
Le mot d’ordre de cette journée est de vous informer, donc si vous avez deux minutes, je vous invite à lire ces quelques lignes.
Ces fameuses lois liberticides qui veulent censurer notre internet sont les suivantes :
- HADOPI qui explore toutes les pistes… Aussi bien celle du mouchard sur nos ordinateurs, que celle du filtrage des sites ou encore de l’analyse de packets.
- LOPPSI qui permet de mettre dans une liste noire n’importe quel site sans intervention d’un juge. Aucun organisme ne peut contrôler cette liste, ce qui empêche les réclamations.
- ARJEL qui permet déjà le blocage de certains sites.
- SOPA et PIPA aux États-Unis, qui violent les principes de liberté d’expression et qui coupent les jambes de l’innovation. Ce qui est marrant avec SOPA, c’est que si ça passe, ça nous affectera tous puisque nous utilisons beaucoup de services basés aux États-Unis (hébergement, noms de domaine, DNS…etc). C’est pourquoi cette lutte contre SOPA est importante.
- ACTA qui fait la part belle aux brevets et nous posera beaucoup de problèmes dans des domaines aussi variés que la liberté d’expression, la santé ou l’innovation. Cette loi nous concernent de prime abord puisqu’elle est actuellement en cours d’élaboration en Europe, et donc en France.
- IPRED et un nouveau projet de filtrage européen qui sont des équivalences de SOPA et PIPA.
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J‘avais commencé il y a peu à expliquer à mes enfants pourquoi nous parle t-on tous les jours de crise en France. Et pourquoi ce catastrophisme leur semblait si lointain de nos réelles préoccupations.
Mes enfants, très intrigués lorsqu’ils constatèrent que finalement le système économique actuel, c’est comme le jeu Monopoly que l’on connait tous très bien, c’est à dire que tout concourt à ce que l’argent créé se retrouve dans les mêmes poches. En effet, au début nous sommes un certain nombre à jouer (dans la vraie vie à travailler), puis nous investissons, et à la fin, il n’en reste qu’un qui en a plein les poches, tandis que les autres, et bien ils ne leur restent que des radis.
Le problème est finalement assez simple. Nous travaillons avec des salaires contraints, et eux, les financiers, ceux qui nous prêtent de l’argent en nous faisant crédit, s’enrichissent. Aujourd’hui, la monnaie n’est plus créée par la sueur de l’ouvrier qui bâtit ou de l’ingénieur qui conçoit, mais par le banquier qui prête de l’argent, ou vend des risques. Les agences de notations que nous adorons tous, puisqu’on nous rabâche les oreilles avec ça, et qui semblent très importantes pour tous les citoyens, alors qu’en principe elles n’intéressent que les banquiers ou les spéculateurs, ont donc manqué à leurs devoirs. Tout le monde le comprend, sauf les politiques et les journalistes. C’est à dire au bout du compte personne, puisque ce sont eux qui dispensent l’information et ce à quoi nous devons nous intéresser. Hélas.
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L‘opération buzz mené par Free est impressionnante. Free est très fort pour tout ce qui est avant leur produit, sans dépenser un centime, n’en déplaise aux agences du pub qui l’ont mauvaise, pensez-donc, la marque bien connue de low-cost-techno a probablement réussie son entrée dans le monde fermé et étrangement homogène de la téléphonie mobile. Sur Twitter, on s’emballe, on se sent floué car nous voici, après l’intervention du PDG de Free, transformés depuis l’état de geek accros du smartphone, en celui de poulet plumé depuis tant d’années. C’est très désagréable, et qui plus est cela nous fait perdre la notion de business et des ces ficelles.
En période électorale, vous allez comprendre le rapprochement, il est sans doute bon de mesurer les effets d’annonces, pour n’en retenir que la substantifique moelle, ou simplement la vérité.
Free n’est pas un association caritative à but humanitaire. Non, c’est une société qui fait du business dont l’objectif est d’être rentable. Mais cette société est arrivée sur le champ de bataille après tout le monde, ou sans doute avec de moindres moyens. Ce fut le cas pour internet, c’est à nouveau le cas pour la téléphonie. Free ne peut donc pas arriver, et prétendre faire la même chose que tous les autres, mais en mieux, en l’occurrence en étant moins cher, avec le même service. Free, en toute intelligence adaptative, a donc profité d’une niche, celle qui prétend que tout ce qui ce fait depuis aujourd’hui est obsolète ou injuste pour nous. C’est la niche de la corde sensible, celle qui est alimentée par bien des faits ou des fantasmes. Lire la Suite
Commenter Lien directLe Père Noël est une habitude assez récente qui consiste à associer les fêtes de fin d’année avec un concept de générosité, et donc d’un peu de magie. Nos enfants, plongés dans notre société moderne pour laquelle la consommation est le début de toute chose, ne peuvent a priori pas comprendre la juxtaposition d’une offre plus que pléthorique, de l’abondance, et des nécessaires contingences matérielles de chaque famille.
Ainsi, d’une fête religieuse en principe sobre et pieuse, nous sommes aujourd’hui soumis à un grand cirque d’ultra-consommation quasi obligatoire, à moins de sombrer de facto dans une dépression, dite dépression festive. Bref, il faut des cadeaux. Et le Père Noël est parfait dans ce rôle. Pourtant, ce concept a ses limites. Vous le savez sans doute désormais, le Père Noël n’existe pas. Si, je vous assure. Pour certains parents cela ne pose aucun problème, pour d’autres en revanche, il est difficilement concevable de mentir sciemment, même pour la bonne cause, à leurs enfants. Comment imaginer alors un Noël sans mensonge ou fantasme, tout en conservant une sorte de magie qui nous plaît, et dont on peut sans honte, apprécier la saveur lorsqu’on a la chance de la partager en famille ? Lire la Suite
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Depuis peu, grâce à un article paru dans le NouvelObs, j’ai découvert un site de financement solidaire d’auto-entrepreneurs : Babyloan.org.
Grâce à l’équipe de Babyloan, il vous est possible de financer grâce au micro crédit, une petite activité gérée par des personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté, et qui ne sont ainsi pas bancarisable (pardonnez-moi ce barbarisme).
Contribuer à ce système (voyez ma fiche) c’est sans aucun doute permettre la réduction de la pauvreté dans le monde, tout en respectant la dignité des femmes et des hommes, puisque cela finance leur travail. C’est enfin une bonne occasion de financer ceux à qui on ne prête rien, afin de contribuer à la répartition de la richesse, partout dans le monde.
A la suite, une petite vidéo de présentation :
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La génération internet, ceux qui s’équipaient dans les années 80 des premiers micro-ordinateurs et qui furent les premiers à connecter leurs machines au début des années 90 (alors que Google n’existait pas encore), ne connaissent pas les problèmes de gestion de leur identité numérique comme peuvent être confrontés nos adolescents d’aujourd’hui. Il y a eu certes quelques loupés, mais globalement, pour nous (excusez-moi) la notion du moi numérique ne pose a priori pas de problème, dans les conditions classiques d’utilisation d’internet.
Ainsi, aujourd’hui certains éprouvent quelque difficultés à gérer cela, et une réponse qui est parfois apportée, en tous cas que je peux observer autour de moi, est de refuser purement et simplement toute publication online de photos de soi, d’avoir un compte Facebook, et même de s’exprimer en son nom propre où que ce soit sur la toile. Que l’on réserve ses opinions pour chez soi est compréhensible. Que l’on décide au contraire de les diffuser aux yeux curieux du monde est à mon sens une part active des progrès de notre société. Toute pierre à l’édifice est en ce sens essentielle.
Pour l’image, c’est un peu plus complexe. Après tout on peut ne pas apprécier sa propre image. Il est souvent plus sage de retirer ces trente-six miroirs chez soi, car le matin, se confronter à son reflet peut insupporter. La philosophie zen ne nierait sans doute pas cette évidence. Toutefois, la limite de cette logique, est que certaines images n’appartiennent à personne. Par exemple, un sourire d’enfant est universel. Vous pouvez vous enorgueillir du sourire de votre enfant, à juste raison, pour autant, toute personne saine d’esprit éprouvera les mêmes sentiments que vous à la vue de ce visage juvénile éclatant.
A contrario, on imagine assez mal des parents prendre en photo des moments de tristesse ou de souffrance de leurs enfants. Si c’était le cas nous serions tous scandalisés, et il serait probable qu’il faille s’inquiéter pour ces familles. Lire la Suite











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